Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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lundi 1 septembre 2014

Semaine du 1er septembre au 7 septembre 2014

La semaine dernière vous rêviez de changement, et bien en voici :

Imaginez une histoire, une aventure, une anecdote où interviennent une pipe à opium, un rosier nain, un insomniaque et une pédicure.
Surréaliste, un brin loufoque ou poétique, en vers ou en prose, votre texte devra nous parvenir à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires(at)gmail.com avant dimanche 7 septembre minuit.

dimanche 31 août 2014

Randover - Changement

Changement

Changer de vit, plus endurant, changer devis, moins cher, changer de vie, plus enthousiasmante.....

samedi 30 août 2014

Nounedeb - Changement

Pour provoquer un changement
Il suffirait tout simplement
De bouger juste quelque chose ;
Faire que notre regard se pose
Ailleurs. Effacer la sclérose
Qui rime avec la sinistrose,
Oublier que tout n’est pas rose.
Pour provoquer un changement,
Lâcher prise, résolument.

Où lire Nounedeb

Lira - Changement

Si j'avais le prestige
Du noble magicien
Je retiendrais le bras
Qui te pousse jusqu'au bord
De l'abîme martial
Je façonnerais un pont
Au-dessus du néant
Qui t'ouvre sa béance
Je nouerais un matin
Sur l'obscure épaisseur
De tes nuits journalières
J'écrirais des rivières
Pour laver tes blessures
Je chanterais l'alouette
À l'oreille des enfants
Assourdis par le feu
Et les cris de la haine
Sur le point cardinal
De la cruauté boueuse
J'encorderais des mots
De réconciliation
Et j'étendrais un drap
Cousu de fleurs sauvages
Sur le fiel et le sang
De vos champs de bataille.

vendredi 29 août 2014

Pivoine blanche - Changement

Si j'avais une baguette magique, qu'est-ce que je changerais en priorité ?

Parce qu'il y a tellement de choses à changer, dans une vie, dans le monde, en soi et autour de soi, dans une foultitude de domaines, qu'on ne sait vraiment pas par quoi commencer.

Ainsi, je ne veux pas parler de politique, bien sûr, mais je suis -en ce moment- parfaitement catastrophée par la situation politique de mon pays. Donc, c'est un fait, si j'avais une baguette magique, j'agirais. Je ne vais pas dire dans quel sens, mais je voudrais voir disparaître certaines personnes (et tout ce qu'elles symbolisent) de ma télévision, de mes fils d'information, les voir s'en aller sous d'autres cieux, les fils et filles de...

Et on vient d'en prendre pour quatre ans ! Mon dieu ! Où en serons-nous dans quatre ans ?

Bref, je voudrais qu'on cesse de mettre mon pays, ce pays où, jadis, on pouvait vivre heureux, (peut-être très égoïstement, en ce qui me concerne), en coupe réglée. Faire en sorte qu'on trouve du travail quand on doit travailler, qu'on trouve un logement quand on doit s'installer, qu'on trouve une école quand on a des enfant à inscrire à l'école, et ne pas se retrouver présentement avec des pommes et des poires qui pourriront sur les arbres et des coupures d'électricité en hiver. Et je ne m'en tiens ici qu'à ce qui nous concerne directement, il ne faut pas croire que j'en oublie le reste du monde... Loin de là. D'ailleurs, tout est dans tout.

Le reste est purement égoïste et ne concerne que moi.

Là, point n'est besoin de baguette magique, je puis encore agir pour mon propre compte !

Où lire Pivoine blanche

Claudie - Changement

BALANCE

J’ai tout mis sur le plateau de la balance. Le poids des angoisses et des rêves. La tare d’origine a dangereusement incliné le fléau mais le temps dissout la mauvaise graine et l’équilibre vient avec l’expérience. Le quotidien s’est fluidifié comme se parent de couleurs délavées les mauvais souvenirs. D’autres les ont remplacés. Des instants doux, des rencontres heureuses. Ma palette s’est éclaircie et le tracé sur les feuilles de la vie s’est affirmé. Je n’ai plus la main qui tremble ni les jambes en coton devant l’adversité. Si le chemin vers le bonheur s’est avéré difficile, il n’en est que plus vivifiant à parcourir alors aux trois quarts de ma vie, je n’ai aucun regret et surtout pas envie de croiser une bonne fée. On ne sait jamais ce qu’elles peuvent nous réserver ces matrones aux baguettes tristement effeuillées.

Cacoune - Changement

Il fut un temps, j’y ai rêvé.
Je voulais tout bousculer, secouer le quotidien pour qu’il en sorte un truc bien, transformer le banal et le rendre déroutant, oublier l’ordinaire usé d’une vie conventionnelle. Parce que je croyais que le quotidien ne pouvait rien avoir de glamour ; qu’à le laisser s’installer j’y étoufferai l’amour…
Chaque jour devait me surprendre, jamais ressembler aux autres, je voulais être étonnée quitte à vivre sans cesse les yeux écarquillés.

Et puis tout a changé. Ou plutôt presque rien. Juste un déclic s’est fait et j’ai ouvert les yeux.

Devant moi : un monde – le mien – magique. Ahurissant de calme, déroutant de banal, fascinant de silence et enivré de rires. Un couple peu romanesque, un village tout juste pittoresque, un marmot minot et des chats… poilus. De la tranquillité en toute simplicité.
Et puis de temps à autre, une petite pluie d’étoiles qui diffuse sur nos vies une lumineuse paix.

Et maintenant ?
Je sais en toute quiétude définir « suffisant ».
Et vous savez quoi ?
Ça me suffit…

mercredi 27 août 2014

Jérôme - Changement

D’un seul coup d’un seul,
Moi, je pourrais tout changer ?
Je n’oserais pas.

Où lire Jérôme

Pascal - Changement

Si je pouvais

Devant la fenêtre de sa petite chambre, je changerais toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, juste pour l’étonner un peu ! Pendant ses rares moments de lucidité, je donnerais des formes nouvelles aux nuages, des formes avantageuses de conquérants aériens, tous dévolus à sa curiosité angélique. Je l’emmènerais faire de la corde à sauter sur le fil blanc des avions supersoniques, on aurait notre place au milieu des oiseaux migrateurs, tous ceux qui, à tire d’aile, rejoignent l’Afrique.
A coups de folie aimante, j’égayerais la noirceur ambiante. J’organiserais des meetings d’étoiles filantes, des processions de figures astrales, des guirlandes de planètes, dans le champ de foire de la nuit. A chacun de ses quartiers, je demanderais à la lune de lui concocter ses meilleurs sourires d’amuseuse. J’apprendrais des chansons à tous les oiseaux envoûteurs pour qu’ils lui gazouillent les refrains les plus enchanteurs.

Si je pouvais, je ne lui parlerais qu’avec des poèmes remplis de mots multicolores ; des poèmes qui parlent de Bonheur, de Joie, de Douceur, d’Amour ; des poèmes qui murmurent le futur avec des rimes de grande démesure ; des poèmes qui donnent envie de continuer l’Aventure. Je lui inventerais des histoires qui finissent toujours bien ! Pour l’intéresser un moment, je lui raconterais la caverne des échos, celle qui fait des réponses heureuses à toutes nos questions ; je lui expliquerais la fontaine des promeneurs et ses reflets prometteurs comme des miroirs à sensations et je lui parlerais du grand mystère des ricochets et de tous les vœux qu’on peut y accrocher !

Sur les vitres de sa chambre, les orages sèmeraient des cataractes de pluies chaudes ; ils soulèveraient des parfums inconnus, des parfums capiteux, des parfums d’évasion, chassant tous ceux, terribles, emprisonnés dans la pièce. On essaierait de remplacer la peur, l’éther, le renfermé, la sueur par le feuillage, la terre, la pierre, les fleurs.
Le soleil… le soleil, je le prierais de rester pour que le jour n’en finisse jamais. Il aurait dans ses yeux fatigués, des illuminations de Noël ; de ses larmes, il jaillirait des colliers de perles, de ses maigres sourires, des rivières de saphirs.

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mardi 26 août 2014

Clise - Changement

L‘air de rien, je changerai tout
or le change-ment
alors j’accepterai tout
pour ne pas me leurrer
et je m’adapterai à
chaque situation
avec zénitude
et si c’est un pari fou
j’aime la folie !

Où lire Clise

Danalyia - Changement

Il disait : « Mon cœur, ma douce, je t’aime toute entière et le temps n’y fera rien ».
Les années ont passé. Mon bel amour a grisonné, puis ses cheveux se sont clairsemés. Ma taille s’est épaissie, quelques rides ont griffé mon visage ; mon souffle s’est fait plus court.
Un matin, il m’a laissé une lettre : « Je pars. Elle est jeune. Avec elle je me sens revivre »…
Ce que je voudrais changer ? Ni le cours imperturbable du Temps, ni ses effets dévastateurs. Je voudrais savoir savourer chaque instant comme si je n’avais ni passé ni avenir…

Où lire Danalyia

Manoudanslaforet - Changement

« Je rentrerai plus tôt »
« je me coucherai plus tôt »
« j'aurai des horaires réguliers »
« je vais m'inscrire dans une salle de sport »
dit il !!!

Promesse d'ivrogne !
Résolutions de rentrée !
Voeux de nouvelle années !
Alors est à elle de prendre en main le changement de sa vie...

ABC - Changement

De mes crayons de couleurs, un point se déposerait sur tous les i de la terre ;
Au souffle de mon bouffadou, s’envoleraient tous les voiliers de la mer ;
À la mélodie des notes de mon piano, fredonneraient tous les oiseaux ;
Le parfum de mes fleurs embaumerait fleuves et ruisseaux ;
Tandis qu’un train de nuages blancs, bercerait tous les bébés du monde, en une immense ronde.

Ce serait comme un livre d’enfant, écrit par les étoiles, un matin de printemps.

Où lire ABC

lundi 25 août 2014

Tiniak - Changement

CHANGE-M'EN, SONGE...

Je ne changerai rien au rythme des marées
rien aux amours données le cœur nu sous la main
rien à l'espoir laissé dans un regard voisin
mais j'effacerais tout pour savoir oublier

Non, que l'absurdité de l'instant ne diffère !
Que les ors bondissant sur le fleuve perdurent…
Que m'importe à présent la couleur des voitures…
Puisque je n'y peux mais, comment dire j'espère ?

Admettons, je le peux ! modeler l'alentour...
J'ouvre alors sa fenêtre, en rassérène l'air
Je recouds des matins les trop lâches revers
J'y embrasse les yeux qui m'ont parlé d'amour

Mais, si je vais plus loin - dans l'humeur assassine !
je n'hésiterai pas à massacrer l'or rance
ses vains salamalecs, ses hypocrites transes
et ce qui va avec : les ardeurs intestines !

Je repeins le soleil avec les mots du soir
- tu sais, ce que l'on dit seul au monde et pleureux...
Je dessine à la lune un visage amoureux
que ta main dans la mienne ait un nouvel espoir

Que ma main dans la tienne ait confiance - toujours ?

Où passer au contoir de changes...

Fairywen - Changement

Change or not change ? That is the question…

Si un jour m’était donnée la possibilité de tout changer, que changerais-je, en fait ? Bonne question… Il y a sûrement des choses à changer, mais il y a aussi des choses importantes et d’autres qui ne le sont pas…

Les choses importantes, pour moi, ce sont les choix dans ma vie personnelle. Alors que changerais-je ? Rien. Ni mon mari, ni ma fille, ni mon choix de sacrifier mon temps et mon argent à mes animaux.

Le reste ? Comme on dit, le reste n’est que littérature… Le reste ne m’importe pas, je fais avec ce qu’il est comme il est et ne remue pas ciel et terre pour le changer. Il glisse et s’en va dans les brumes de l’oubli.

Alors que changerais-je, au final, si je le pouvais ? Rien. Je n’ai ni remords, ni regrets. J’ai réussi l’essentiel, mon foyer. Quant à ce que j’aurais pu faire autrement, je le l’ai pas fait, à quoi bon le regretter puisqu’au fond, ça ne me touche pas ?

Ma vie est belle et je l’aime comme elle est.

Où voir le non-changement de Fairywen et où trouver son blog d'auteur

Vegas sur sarthe - Changement

Règlement de compte à O.K. Corral

J'ai cru qu'il me suffirait de troquer ma casquette “L'esprit grand ouvert” du Conseil Régional des Pays de Loire contre un vieux Stetson racorni pour devenir un vrai cow-boy.
Question biftons - les liasses de billets verts débordaient de mes poches - je gagnais au change, en plus la devise de leur drapeau disait: “Ditat Deus” (Dieu enrichit), alors j'ai voulu y croire. Arizona, à nous deux!

A Seligman, on attend d'abord le touriste - de pied ferme - au bord de la mythique Route 66 mais moi je ne viens pas en touriste... plutôt en conquérant, en candidat au changement.

Passée la porte de Roadkill Café, la serveuse a tôt fait de me vendre son “Buffalo” burger grillé au barbecue avec cette “90 schilling”, une bière ambrée qui vous descend tout droit dans les santiags au son d'un jukebox rescapé des sixties.
Cette fois le changement c'est maintenant... bizarre... ça sonne faux, ici ça serait plutôt Yes you can!
Alors je cane... ou plutôt j'étouffe devant une démentielle part de tarte aux myrtilles.
Finalement c'est elle qui gagne (la tarte) because le café va fermer et je jette l'éponge.
Et mon changement?
Heureusement de l'autre côté du ruban bitumé de la 66, le Lilo's Westside Café m'envoie des signaux clignotants de néons roses. L'appel est trop fort.
L'irish coffee est à la carte mais pas dans les compétences de la serveuse, alors changement ou pas j'embraye sur une classique Margarita frozen.
Ca parle beaucoup français autour de moi, beaucoup trop pour une immersion totale.
Vous venez d'où? Le Mans? Ah! Steve McQueen! Euh... c'est ça le changement?

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Chri - Changement

Changement.

Dans la chaleur décidément moite d’une nuit d’été. Ils sont deux attablés. Au-dessus d’eux, un ciel étoilé et de temps à autres, quelques filantes que personne dans le coin ne regarde. Pas loin, sans doute dans une piscine, quelqu’un barbotte malgré le noir. Entre eux, sur la table parmi les restes d’un repas d’une dizaine de couverts, une équipe de bouteilles de vin, vides pour la plupart. Dans leurs mains épuisées, chacun un verre. Blanc pour l’un, rouge pour l’autre.
Moi, je garde tout, c’est trop tard, je ne bougerai plus, l’est pas né celui ou celle qui me fera devenir autre. Du reste je pense qu’on ne change jamais que tout est en place très tôt et que cela ne se déplace pas beaucoup, qu’on reste le même, celui qu’on était déjà petit enfant. Les impatients le seront toujours, les colériques aussi, les envieux pareils et ainsi de suite mais et toi tu changerais quoi, si tu pouvais ?
Oh moi, si je pouvais j’aimerais…
Il s’interrompt. Une étoile en profite pour laisser une jolie trace dans le noir. Tu l’as vue celle-là ? Puis il reprend :
Le chantier serait si lourd. Tu vois, j’aimerais être un peu plus tolérant, davantage bienveillant, moins énervé, moins sanguin, plus réfléchi, plus ouvert, plus serein, être un peu plus compréhensif, je voudrais pouvoir réfléchir davantage avant d’agir, essayer de faire le tour de tous les tenants, ne pas foncer tête baissée comme je fais si bien, j’aimerais être capable de mieux écouter l’autre, mais surtout d’entendre ce qu’il me dit, de ne pas penser avant qu’il ouvre la bouche qu’il va forcément se tromper. Je voudrais aussi penser un peu moins à moi, d’abord, tenir compte des autres, ne pas vivre comme si j’étais seul au monde…
L’autre vaguement vacillant, profitant d’un silence, accompagné par la trace lumineuse d’une nouvelle étoile filante s’engouffre dans la brèche : Mais tu te trompes, ce n’est pas un chantier si énorme que tu me décris là, mon Paul, au contraire ! Tout ce que tu viens de me dire me semble assez facile, assez réalisable ! Et, semblant lever à deux bras une hache au-dessus de la tête, il fait mine de l’abattre sur la table en un seul geste qui la brise en deux :
Au fond, ce que tu veux, Paul chéri, c’est être moins con.

Où lire Chri
et ici pour les photos

Jacou - Changement

« Cultivons notre jardin »

F ranchement, pourquoi changer ? Tout va bien, tout va très bien.
E lles attendent quoi encore de ce meilleur des mondes,
M anifestant pour un oui, pour un non, certaines, jusqu’à la ceinture, dépoitraillées.
E lles disent quoi? Les enlèvements, les viols et les séquestrations.
N i plus ni moins que la routine ancestrale, les coutumes et la religion, mesdames.
I ndignées, dévoilées, désentravées, éduquées, égalité, parité, exister.
T outes ensembles, créer un autre monde, sans sexisme et autres barbarismes.
U topistes? Que nenni. Elles sont êtres humains, militantes pour la liberté.
D emain ? Tout de suite, quand des hommes et des femmes souffrent, enfermés, emprisonnés, torturés.
E nfants esclaves, enchaînés au travail, sans répit, offerts et prostitués, déchets humains, soifs et faims, malades, analphabètes.
S ourire à la vie, vivre, lire, jouer, se tendre la main, se connaître, aimer, s’aimer, inventer la fraternité.

Où lire Jacou

Gaëti - Changement

Si je devais changer des choses dans ma façon d'écrire, peut-être écouterais-je sûrement mes détracteurs.

On me reproche souvent mon style alambiqué, mes tournures indigestes, mon usage d'un vocable trop rare.
On dit souvent mon style compliqué, ma grammaire lourde, mes mots difficiles.
Je sais que souvent, on m'en a déjà fait la remarque, je me perds dans d'innombrables phrases à rallonge où la succession des sujets et des subordonnées fait qu'au bout, on ne sait plus comme les prédicats avaient commencé.
On m'a dit que je faisais trop long.
Pfff. Les gens. Ils ne savent jamais ce qu'ils veulent. Trop succinctes aussi, nominales même. On me les reproche aussi celles-là. Faudrait savoir.
On m'a dit aussi que je faisais trop court.
Mes histoires étant souvent complexes, on m'a fait part que, parfois, je mettais du temps à en venir, non pas aux faits, je ne dirais pas ça, mais à l'essence même de ce qui pourrait s'apparenter de près ou de loin au nœud même de la narration.
On m'a fait part que je tourne trop autour du pot.
Parfois, je fais trop d'allusions culturelles. Mais bon, les expliquer serait comme pisser sur un ver luisant : ça l'éteindrait.
Parfois, je fais trop de références personnelles.

Mais voilà, c'est aussi ce que je suis et c'est mon génotype stylistique qui veut ça. Mon protagoniste schizophrénique qui définit mon caractère me tuerait si je devais le mettre en sommeil. Si je devais changer des choses dans ma façon d'écrire, ce ne serait pas pour la brider, mais toujours chercher à l'améliorer.
Zut, ça y est je recommence.

Si vous pensez que je dois changer des choses dans ma façon d'écrire, changez d'auteur.

Où lire Gaëti

Semaine du 25 août au 31 août 2014

Ça y est, c'est enfin la rentrée des Impromptus, et le retour de nos jeux d'écriture, et nous sommes ravis de vous retrouver !

Alors si d'un coup d'un seul vous aviez la possibilité de tout changer, vous changeriez quoi en fait ? Faites nous part de vos grands remue-ménage, ou de vos envies de coups de baguette magique, en prose ou en vers.
Sur le principe, par contre, pas de changement : si vous souhaitez être publiés, vous devrez nous envoyer vos textes à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires(at)gmail.com avant dimanche 31 août minuit.

Bonne rentrée à tous !

vendredi 25 juillet 2014

Jacou - Logorallye

L’éphémère voyage

Temps passe, ne s’égrène plus.
Sablier, ton flot continu,
A jamais suspendu,
Figé dans son espace clos.
L’acrobate du funiculaire ne dansera plus.
Un grain de sable dans la crémaillère,
Métaphore du destin,
A l’intersection de deux vies
Qui ne seront plus.
Temps passe, ne s’égrène plus.
Dans la mer des sentiments,
Désespérance du deuil de l’attente.
Moule brisé,
Un amour naissant s’y était niché.
L’acrobate du funiculaire ne dansera plus.

Où lire Jacou

Jujube - Logorallye

Loin du pot et de la crémaillère

Seul, devant la mer,
Sur la plage, immense sablier,
Un promeneur amer
Idéogramme singulier,
Laisse passer le temps
L’âme étale, en attente.

Peut-être naîtra l’instant ?
Peut-être qu’à l’intersection
Du Sud et du Nord
De l’Est et de l’Ouest,
Juste à la jonction,
Une mouette acrobate
Au dessus de l’eau plate
Signera dans l’envol
Ses secrètes paroles ?

Peut-être sera-t-elle métaphore
Ou gracieux sémaphore
Pour de songeuses moules
Qui baillent au bouchot,
Au large, dans la houle ?

AOC - Logorallye

La crémaillère édentée menait la troupe au sommet de nulle part. Le nombre de ses membres s’était fortement réduit au gré du voyage et ceux qui restaient, fourbus par les arrêts intempestifs, les réparations, les hésitations à chaque intersection finissaient par ressembler à un moule dans lequel on aurait pu couler une statue de résignation. Pas d’attente, plus d’espoir, rien.

L’un d’entre eux, l’acrobate, rêvait de transformer le funiculaire funambule en funambule funiculaire, pourvu que le filet soit solide. Rien, à ses yeux, ne valait l’aventure ; mais toujours à son point de vue, l’aventure ne valait rien… Ça étonne qui ?

La métaphore du train qui passe convient bien aux ruminants, mais quand il s’arrête, vont-ils brouter ailleurs ? Toujours est-il que certaines montées sont rudes dans le tour de soi, qu’on voit filer le temps et l’orage s’enrager comme un vieux chien perdu au fond d’abois.

Kling ! Fait le sablier roulant dans l’escalier.

Vite suivi du chant des dunes quand il s’éventre. On se retrouve sur la grève à regarder la mer, ça change ! Alors on sent le moule craquer, et on s’assoit au bord de l’aube.

Tiniak - Logorallye

TANT QUE LE SABLE Y EST

Immuablement si changeante
comme la frange littorale
aux chromatiques vespérales
se maquille d'humeurs l'attente

Au bout tintera le signal
d'un nouvel égal sentiment
mais c'est ici, dans le suspens
que chaque instant m'est un régal

Parvenu à l'intersection
de la mer et sa métaphore
au sablier, je boude encore
l'inévitable solution

En acrobate, j'improvise
une mâchoire à crémaillère
pour empêcher que l'hémisphère
ne s'écoule trop à sa guise

Sur ce rivage, il n'y pas foule
que des songes panoramiques
et des lueurs antinomiques...
De l'autre côté, c'est le moule !

Où prolonger le plaisir d'une joie latente...

jeudi 24 juillet 2014

L'Arpenteur d'étoiles - Logorallye

- Chéri tu peux me passer mon portable, s’il te plait ?
- Et il est où ?
- Dans mon sac rouge, le nouveau, en solde, tu sais ?
- Non, je sais pas. Mais je peux regarder dans ton sac ?
- Ben oui, à part des trucs de filles, il ne contient aucun secret.
- Bon alors, je m’équipe : casque spéléo, lampe de poche, cordes, bouteille d’eau, crampons ... J’y vais. J’ai laissé mes dernières volontés sur la table de la cuisine ... ine ... ine.
- Dépêche-toi, au lieu de dire des bêtises.

- Alors : un sablier style empire pour passer le temps comme une princesse napoléonienne, une carte postale des vacances à la mer de nos voisins qu’on aime pas, une photo de la crémaillère chez les voisins en question, soirée nulle s’il en fut et c’est pour ça qu’on les aime pas, un moule à cannelé en cuivre repoussé et repoussant envoyé par nos potes bordelais, le plan de l’intersection des deux avenues où tu as failli écraser un orphelinat entier parce que tu téléphonais et que le feu était rouge, heureusement que la voiture a de bons freins, que c’était l’orphelinat des enfants aveugles et que tu as habilement remplacé le constat par la recette des cannelés, l’adresse de la salle d’attente de ton psy qui a choisi de l’installer deux numéros plus loin que l’adresse de son cabinet histoire de tester la patience de ses patients, un petit acrobate un peu gluant que tu aimes bien faire descendre contre la vitre pour amuser les chats, et toi en même temps ... et ton turlu. Victoireuh, tu régneras ... !!
- Dis, y a tout ça dans le sac de Maman ? Dis, c’est vrai ? Fais voir ...
- Mais non, ma Puce. C’était une métaphore.

Vince - Logorallye

Les lisières

Ils pendaient la crémaillère. Ça n’avait pas traîné : deux mois à peine après m’avoir éjecté de sa vie comme on sort la poubelle sur le trottoir le soir, elle s’était installée avec ce clown, sans autre forme de procès, de remord ou de mélancolie. Elle m’avait effacé de sa mémoire dans un bruit de benne à ordure. Elle ne me reprochait rien, si ce n’est de ne plus m’aimer, de ne plus voir en moi cet écrivain prometteur que j’étais à ses yeux, lorsque que nous nous étions rencontrés il y a un peu moins de dix ans. Les années passant, elle s’était très vite lassée de me voir ressasser les mêmes thèmes, scribouillard insignifiant, auteur anonyme de quelques romans de gare, traversant la vie sans la vivre, spectateur indolent de mon propre destin, assistant inlassablement au flux et au reflux des vagues sur la grève de ma paresse, au gré des vents et des marées. La métaphore est plutôt pauvre, je vous l’accorde, mais c’est la seule qui me vient depuis ma tour de guet.

La fête battait son plein. J’apercevais Marie tournoyer autour de ses invités, dont quelques-uns étaient de nos anciens amis, pour remplir les flûtes vides, proposer de nouveaux amuse-bouche, les convier à danser. J’épiais ce petit monde depuis la plage, qui donnait sur l’arrière de leur nouveau ‘’chez eux’’. Une location en bord de mer, avec vue imprenable sur le bassin, avait dû lui vendre l’autre acrobate. En fait c’était une bicoque en pin, sans charme, aux peintures décrépies, une de ces baraques lentement grignotée par les sables, prématurément vieillies par le soleil et les embruns. A mon image en somme.

Guignol fumait une cibiche, la plus jeunes de nos deux filles sur ses genoux. Qu’Elise soit encore debout à deux heures du matin, passe, mais qu’elle se colle à lui comme une moule à son bouchot, et que lui l’enfume sans sourciller des volutes amères de son cigarillos, le spectacle me donnait la nausée. Ca et le whisky… Ma bouteille de Glenn était déjà vide aux trois-quarts, spectatrice muette de cette indéfinissable attente, de ma propre lassitude, de ma propre dérive, de cette vie en lisière. J’étais, je m’en rendais compte, à la croisée des chemins. A l’intersection où l’on choisit de prendre, selon les gens, Boulevard de la Sagesse ou Impasse des Illusions Perdues. A cet instant où l’on se demande si l’on retourne encore une fois le sablier du temps suspendu ou si plutôt, on se décide enfin à l’envoyer bouler.

Je n’avais pas envie de formuler de réponse. Je préférais la voir se voir se noyer dans les quelques lampées du malt qui me restaient. Les reflets faméliques d’une lune trop maigre sur les flots disgracieux d’une mer trop plate ne semblaient pas plus enclins à vouloir m’aider à y voir clair.

Où lire Vince

Adel - Logorallye

Moule marinière

une moule acrobate parcourait la grande mer à la poursuite d'une métaphore géante. Arrivant à une intersection, elle constata un fort ralentissement: un sablier accidenté répandait sa cargaison de temps qui s'étalait, s'étirait en une immense marée blanche...
Ne supportant ni le temps perdu ni l'attente , elle fit prestement demi-tour et décida d'aller se faire pendre la crémaillère ailleurs.

mercredi 23 juillet 2014

Lorraine - Logorallye

LES SOLDES

Elle partit faire les soldes tôt le matin et s’agglutina à la foule de femmes pressées contre les portes encore closes. Elle avait l’habitude, l’art acquis au cours des années de se glisser comme une acrobate entre le coude-à-coude de clientes hargneuses pour se retrouver la première dans la ruée que déclenchaient les battants enfin ouverts.
L’attente fut relativement courte mais propulsée au rayon pour dames, elle s’empara sans façon d’une robe en dentelle noire, repérée la veille et qu’elle rêvait d’enfiler pour la crémaillère du 4 août prochain.

Sa main la tenait fermement, une autre main tirait de son côté.
- Permettez, Madame, j’étais la première…
- Mon œil, répondit la matrone, sans autre forme de procès.

La lutte fut âpre, remportée de justesse. La robe chiffonnée, atterrit dans le fourre-tout à côté d’un moule à gaufres à prix avantageux, d’un sablier mignon à l’ancienne pour compléter sa collection, d’un soutien-gorge rouge juste à sa taille pour trois fois rien et du slip assorti. Tant qu’elle y était, elle rafla sous le nez d’une hésitante le maillot de bain qui, à Ostende, ferait d’elle la reine des plages (du moins elle l’espérait, la file devant les cabines la dissuada d’essayer).

Elle s’en revenait, contente de ses achats, quand à l’intersection du bd Anspach et de la Bourse elle tomba en arrêt devant la vitrine de Véritas : cette capeline de paille rouge aux bords en dentelle ombragerait si bien son visage quand elle apparaîtrait en maillot à la mer. Elle n’hésita pas, entra, essaya, acheta. Elle rayonnait.

- Et de plus, quelle veine, dit-elle à la vendeuse interloquée, il est exactement du même ton que le soutien et le slip.
Ce n’était pas une métaphore, à peine une incongruité. Mais elle ne s’en rendit pas compte. Elle rentra chez elle, un peu migraineuse, prit un cachet, se coucha. Quand elle se réveilla, les idées claires mais un peu perplexe elle examina ses achats. Rien n’était vraiment nécessaire, ni même vraiment utile...

Elle soupira avec résignation : cette année encore, elle avait succombé au syndrome des soldes …

Où lire Lorraine

mardi 22 juillet 2014

Lunembul - Logorallye

Oleg " tu connais pas un jeu ? Je m'ennuie"

Viktor : " OK, alors donne moi huit mots au hasard, n’importe lesquels et tu verras, en cinq minutes chrono, j’te fais une histoire, avec début, milieu, fin, des personnages balaises et une histoire d’amour. Facile, J’suis un pro "

Oleg " Bon, c’est les vacances, alors ce qui me vient sablier - mer - crémaillère - métaphore - moule - attente - intersection – acrobate, euh ça fait combien là ? huit ? bon ben voilà"

Viktor " Mais là t'es chiant quoi, tu pourrais mettre euh par exemple pirates, sexe, pistolet, trésor, île, seins, chatte et poisson rouge. Je dis ça comme un exemple, ou bien euh… fusée, intergalactique, seins, sexe, planétoïde, laser, chatte, euh ça fait sept, bon, poisson rouge. Tu vois, des trucs marrants…"

Oleg " ben non, je veux pas, j'veux SABLIER - MER - CRÉMAILLÈRE - MÉTAPHORE - MOULE - ATTENTE - INTERSECTION – ACROBATE !!! T'es un pro tu fais une histoire. Sinon c'est que t'es pas un pro"

Viktor "De toutes façons, tu me casses les pieds. Tu m'as toujours cassé les pieds"

Oleg " T'es un poisson rouge je te rappelle, t'as jamais eu de pieds"

Viktor " si, j'en ai eu… avant que j'te connaisse et que tu me les casses"

Oleg " Tais toi et nage"

Viktor "Comme d'hab, comme d'hab…"

Nounedeb - Logorallye

Le chemin de fer à crémaillère partira dans trois minutes, dit le chef en retournant un gros sablier. En haut de la dune, vous verrez les courants à l’intersection des eaux de l’océan et du bassin. Un acrobate serré dans son collant comme un taret dans une coque en bois agita les bras tel un sémaphore : Mayday ! Mayday ! Un homme à la mer ! Mais tous, croyant qu’il filait la métaphore, comme de l’huile sur la mer déchainée, montèrent dans la cabine en attente. L’homme coula à pic, hélas, comme un moule à gaufres.

Où lire Nounedeb

Pascal - Logorallye

Les poètes guerriers

Moi, j’applaudissais, j’applaudissais à tout rompre !... J’étais un ferronnier exalté sur l’enclume de mes encouragements forcenés.

Sur le pré, nos damiers s’acharnaient à construire la victoire. Conquérants, volontaires, déterminés, audacieux, ils semaient la prairie avec leurs semelles cramponnées et chacune de leurs empreintes avait un allant envahisseur. Ils étaient courageux, braves, généreux, comme peut l’être une équipe soudée quand la patrie romanaise est en danger. Je restais debout, figé, statufié, dans un comportement d’admiration sans faille !... Mes sens étaient délégués, interfaces, rapporteurs, entre leurs exploits et ma compréhension chamboulée !... J’avais cette impression tenace de faire partie de l’équipe !... Je poussais avec le pilier, je courais avec l’ailier, je gardais ma terre avec l’arrière !... Ce devait être mes frissons qui remuaient ma carcasse avec tant de volupté sportive ; j’étais dans le match. J’avais la même fierté empathique que ces joueurs émérites. Je me levais pour suivre les actions, je gueulais pour assumer bruyamment mes fonctions, je transpirais une sueur de grande satisfaction !...

Nous, supporters dominicaux, tous dans le même moule, nous allons chercher un peu de leur audace, au stade ; nous y espérons quelques éclaboussures de vaillance, quelques étincelles de persévérance ; à leur exemple, nous redorons notre blason, nous nous gonflons d’orgueil partisan quand nous glorifions une belle action. La rencontre terminée, remplis de résolutions, nous reprenons notre voiture, dressés sur nos ergots vainqueurs. Comme si la bravoure était contagieuse, on vient se frotter contre leurs actions courageuses… Le soir, à la maison, on pend la crémaillère car chaque victoire est une célébration au repas du remerciement.

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lundi 21 juillet 2014

Danalyia - Logorallye

J’ai rêvé que je filtrais la mer avec un sablier et que je récoltais de merveilleux coquillages (quelques moules aussi).
« Quelle belle métaphore ! s’est écrié mon analyste ; à l’intersection de la poésie et de la philosophie, il s’agit de l’attente et du temps qui passe ».
Seule je ne me serais pas hissée jusqu’à de tels sommets : il m’eût fallu l’aide d’une crémaillère. Mais mon psy est une sorte d’acrobate, un virtuose de l’interprétation…

Où lire Danalyia

Porte-Plume - Logorallye

Cuisine et Voyage intérieur.

A son dernier moment, elle cuisait là dans un récipient avec vue sur une crémaillère. Puis, elle se sentit piquée par une sorte de fourche et agrippée par une bouche et des dents. Elle venait de passer un premier cap, poussée par la langue, engloutie par la glotte et l’épiglotte. La moule venait d’être ingurgitée. A l’intersection de la trachée et de l’œsophage, elle eut une hésitation, un petit moment d’attente. Telle un acrobate qui perd l’équilibre, elle glissa vers l’estomac. Malaxée, triturée, notre moule semblait retrouver son élément d’origine ; elle baignait dans une mer d’aliments, une soupe originelle, un liquide primordial. Il lui fallut passer ensuite d’une vasque à l’autre, de l’estomac à l’intestin, un curieux sablier qui rapetissait tout.
Toutes ces étapes, tous ces chapitres, tous ces organes l’amenèrent, devinez où…
Que cela soit une métaphore de toute création. On s’approprie quelque chose, on l’ingurgite, on le transforme et on le rend (en principe) plus beau…

Emma - Logorallye

La fête à Jennifer

Dans le parc du carillon, à l'intersection des rues de Lyon, et de Montmorillon, Jennifer, ma bergère berbère pend la crémaillère sous la tente, contente de voir la file d'attente bruyante. S'y sustentent Amarante, sa tante tentante et son amant Vlad, un acrobate croate, que mon frère Pat, (l'ostéopathe) appelle "le psychopathe des Carpates".
Pat est un esprit-fort qui phosphore fort, adore les métaphores gores et nous endort avec ses oxymores et anaphores.
Il a publié un traité singulier bien oublié "sabliers, clepsydres et gnomons". Préface d'Aragon. (Raymond Aragon).
Abscons.
Bon.
Bref la crémaillère est super : fruits de mer, thé vert amer en aiguière berbère, et moules-frites en marmites pour les sybarites.
Je t'envoie un selfie avec les moules.

Où lire Emma

Vegas sur sarthe - Logorallye

Figure de style

Métaphore: Figure de style consistant par exemple à comparer l'attente du dernier grain d'un sablier, l'intersection hasardeuse de deux moules en mer et la chute improbable d'un acrobate pendu à une crémaillère.

Où lire Vegas sur sarthe

Fairywen - Logorallye

Coule le sablier du temps...

Coule le sablier du temps…
Depuis longtemps
Est pendue la crémaillère
Dans la maison près de la mer.

Coule le sablier du temps…
Métaphore de la vie
Qui doucement s’enfuit
Pendant que passent les ans.

Coule le sablier du temps…
Acrobate solitaire
A l’intersection de l’hiver,
De l’été, de l’automne et du printemps.

Coule le sablier du temps…
En attente d’un lendemain
Moule d’un futur incertain
Qui s’en vient lentement.

Où voir couler le sablier du temps et où retrouver le blog d'auteur de Fairywen/Ysaline

Semaine du 21 juillet au 27 juillet 2014.

La nuit aura été douce, tumultueuse, romantique, mystérieuse. Elle vous aura peut-être épuisé et, comme l'équipe des Impromptus, vous aurez besoin de quelques semaines de vacances. Avant de partir, vous devrez néanmoins nous rédiger un texte, sur un sujet libre, mais qui devra impérativement comporter les huit mots suivants: sablier - mer - crémaillère - métaphore - moule - attente - intersection - acrobate. Merci de les souligner ou les mettre en gras pour que les gentils administrateurs puissent facilement les repérer avant la mise en ligne. Vous aurez jusqu'au dimanche 27 juillet minuit, heure de Paris, pour nous envoyer le tout à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires(at)gmail.com.


Nous vous rappelons aussi que vous pouvez consulter la page Facebook des Impromptus.

N'hésitez surtout pas à y mettre votre grain de sel et votre créativité !

dimanche 20 juillet 2014

L'Arpenteur d'étoiles - Dans la chaleur de la nuit

Vous avez dit : « perverses » ? (texte « doucement » érotique)

Acte 1

Dans le petit boudoir de Mademoiselle, l’été s’était assoupi à trop regarder le lent mouvement des blés, filtraient soupirs et murmures à travers la persienne à demi close.
La famille avait abandonné pour quelques jours la grande bâtisse, laissant la jeune fille seule avec sa gouvernante anglaise. Celle-ci contemplait le soleil découpant les ombres chinoises des grands cèdres avant de sombrer dans un flamboiement de sang, d’or et de rose. La lumière allait bientôt virer au bleu sombre puis la nuit s’avancerait doucement sur l’étang et sur le grand parc. Bientôt elle caresserait l’escalier de pierre à double hélice, orgueil de père de Mademoiselle et engloutirait enfin la maison dans une tiède pénombre.

Se hissant prestement sur une bordure de massif, Marybelle Pibberton osa un timide regard. Sa vue se brouilla et elle manqua s’évanouir dans le riche parterre de roses couleur cuisse de nymphe émue, orgueil de la mère de Mademoiselle. Seul son très britannique sang froid l’empêcha de commettre ce crime indicible, les Great maiden’s blush chéries de Madame ne se seraient sans doute jamais remise de cette intrusion saugrenue et inconvenante.
De toute la vitesse que lui permettait ses bottines et sa jupe longue serrée elle longea la terrasse, monta l’escalier, traversa le grand couloir qui résonna de sa course et de ses « oh my God, oh my God » qu’elle ne cessait de prononcer augmentant ainsi son essoufflement.

Elle ouvrit brutalement la porte du petit boudoir pour se trouver devant la lourde tenture de velours pourpre dans laquelle elle se prit les pieds et, à l’issue d’une glissade qui lui parut interminable, atterrit au pied du baldaquin tendu de tulle ivoire. Mademoiselle l’accueillit complètement nue, le visage auréolé de la vapeur légère de sa blonde chevelure. Ses yeux bleus avaient viré au noir et après avoir réprimé un fou rire adolescent elle invectiva la gouvernante qui tentait de reprendre un semblant de dignité en rajustant sa mise.
- Mais enfin Duffle-coat, vous êtes folle. Qui vous a permis d’entrer, qui plus est sans frapper ? Miss Pibberton bafouilla :
- Je vous ai vus, l saw you, vous et …et une … créature … c’est honteux. Comment avez vous osé faire pénétrer … euh … entrer un homme ici même … Oh my God, my God !
- Qui parle d’un homme, Duffle-coat, quel homme, où voyez-vous un homme ici ?

Mademoiselle se retourna, proposant à la vue de Marybelle la courbure audacieuse de sa croupe et lança en direction du lit défait :
- Solange, viens, montre-toi, ce n’est que Duffle-coat …
- Cessez de m’appeler Duffle-c … Solange ?… Who is Solange … ooooh, my God, my God.
Le rire cristallin des deux jeunes filles vint couvrir les plaintes de la gouvernante abasourdie. Solange, fille de la cuisinière de la maison, rejoignit mademoiselle, aussi peu gênée de sa rousse nudité que ne l’était son amie de la sienne.
- Dites-moi miss Pibberton, pensez-vous vraiment que Solange soit un homme, demanda entre deux rires Mademoiselle.
- Mais, mais, c’est encore pire que ce que j’imaginais. Duffle-coat avait repris ses esprits, et son air pincé confinait à la profession de foi. Je vais bien entendu en parler dès leur retour à monsieur et madame vos parents.
- Voilà une bien mauvaise idée répliqua Mademoiselle alors que Solange l’embrassait doucement sur la nuque. Cela m’obligerait à révéler certaines choses …

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vendredi 18 juillet 2014

Blick - Dans la chaleur de la nuit

Insolation

A cause de la chaleur étouffante, je n'ai commencé à tondre la pelouse qu'à la tombée de la nuit. Dans l'herbe craquante filaient des lézards et des nuées de sauterelles, les graminées jetaient en l'air une poussière argentée, des papillons éphémères y virevoltaient, et leurs ailes sèches comme la paille s'effritaient en poudroyant. Ma sueur creusait dans les allées des rigoles immédiatement infestées de moustiques et de têtards en quête de métamorphoses, où se mit à barboter Tex, le chien léopard que j'élève pour la chasse au raton laveur, qui pullule dans le marécage.

J'entendis le gravier crisser lorsque ma chérie gara sa Buick à côté de mon pickup. Elle rapportait des burgers géants dégoulinant de coleslaw et de miel, et de la bière. Il me restait bien une acre à tondre, et je m'octroyai un break, couché dans l'herbe, à écouter le bluegrass qui sortait de l'autoradio. Oh darling, tu as oublié de fermer l'autoradio, dis-je pour plaisanter, il y a de la musique qui s'en échappe, et ma chérie, souriant de ses lèvres de corail, se blottit un instant contre moi, ce qui fit naître aussitôt entre nous un marais salé de sueur bordé d'auréoles. A la radio, Earl Scruggs jouait un solo de banjo, dont les notes cristallines piquetèrent peu à peu d'étoiles le ciel nocturne. Tu n'aurais pas risqué une insolation, me dit-elle, si tu avais mis ta casquette de baseball cet après-midi.

Autour du jardin, les grenouilles-taureaux beuglent dans les vasières, et les crocodiles vagissent, assoupis dans la mangrove. Les crabes violonistes s'extirpent des racines des palétuviers et se mettent en route sans hâte pour l'Arsht Center, bavardant en chemin avec les tortues luth. Les bruants sauterelles se sont tus dans les tamariniers quand les chauves souris grises sont sorties de leurs grottes moussues, mais les tantales craquettent encore dans le noir comme du sel jeté dans la fournaise.

Malgré la chaleur accablante, j'entreprends de finir de tondre, à la lumière des phares du pickup qui éclairent la piste de danse des sphinx et des noctuelles, mais dans le nightclub des ptérosaures aux ailes soyeuses opèrent des rafles gigantesques. Des coelacanthes arrivent joyeusement des marais en brandissant des feux follets. Quand de la cime des pins palustres émerge soudain la silhouette d'un tyrannosaure, il y a longtemps que je ronfle, assommé, abruti, sur la pelouse jonchée de canettes, de lucioles, d'étoiles filantes et de débris de constellations abandonnées sur le bord de la voie lactée.

Tiniak - Dans la chaleur de la nuit

VIN DE QUATRE HEURES… (et un quart devin)

Ovales sans cérémonial
sous vos arrondis féminins
des fatigues matrimoniales
ourlent un plantureux festin

Brigandons une heure estivale
en ce nocturne effarement
aux lentes parades astrales
immuables d'égarement

Somnifère sentimental
épargne les avidités
que cet appétit cannibale
souhaite mener à satiété

À l'organique festival
aucun superflu décorum
La carne seule pour canal
se commettre, la femme et l'homme

Ah, le bel heur quand l'animal
va découvrir la profonde heure
(sans être de l'autre l'égal)
que de s'en régaler le cœur

Demain sera trop matinal...
Brisons avant que la journée
fige d'un glacis trop banal
chaude palme, une nuit d'été

Où se réchauffer l'organique...

jeudi 17 juillet 2014

Clise - Dans la chaleur de la nuit

Dans la chaleur d’une nuit d’été
Sous un ciel africain étoilé
Un moustique zèbre le silence

Où lire Clise

mercredi 16 juillet 2014

Nounedeb - Dans la chaleur de la nuit

Pas de Lune.

Fuir la chaleur de cette nuit d’été
Dans le jardin, si noir.
Sortir nue, avancer en dansant
Dans la fraîcheur soyeuse.
Les orteils sont mes yeux.
Au bout des tentacules de mes bras
Mes doigts s’agitent, anémones de nuit
Qui guident mon chemin.
Nuit de loup, de velours,
Il fait frais, il fait doux.
Qu’est-ce qui rôde,
Qu’est-ce qui frôle ma peau
Me hérisse les poils ?
La fraîcheur un peu moite
D’une souple nuit noire
Dans le jardin des illusions.
Caresse de l’air sur la peau,
Qui donne le frisson.
La nuit serait un avatar,
C’est Zeus qui m’enveloppe…

Où lire Nounedeb

mardi 15 juillet 2014

Porte Plume - Dans la chaleur de la nuit

Ciel bleu, ciel noir

Qui n’a jamais éprouvé ce plaisir exaltant, en été, lorsque l’air est si doux, de se laisser aller à contempler un ciel étoilé et sa magnificence?
On se plait, si l’on peut, à nommer les étoiles, là-haut.
Mais aussi, loin des lumières de la ville, c’est déconcertant de se retrouver, le nez en l’air, seul devant cet infini, et de découvrir, il faut se l’avouer, sa propre insignifiance.
Nous devons l’admettre, nous sommes bien peu de chose devant cet indéchiffrable Très-Haut.
De même, dans la nuit chaude et noire de ses yeux, les miens trop bleus, trop fragiles, s’y noient et s’y perdent assurément.
Ainsi en est-il que femme et ciel, amies et nuages sont les uns pour les autres, des miroirs convergents.

Lira - Dans la chaleur de la nuit

Lascive elle s'allongeait
Sur la route sableuse
Qui conduit à la mer
Sa silhouette odorante
Se glissait dans les bras
Des amours secrètes
Elle se déhanchait
Dans l'ombre caressante
D'un jeune musicien
Un parfum de jasmin
Flottait dans ses cheveux
Et la fleur d'oranger
S'enroulait langoureuse
Sur le bas de ses reins
La nuit prenait ses aises
L'été à La Chebba.

Danalyia - Dans la chaleur de la nuit

Souvenir

Un lourd ciel d’été palpitait
au-dessus des toits alanguis.

Tendre nageur inassouvi
entre les vagues du désir,
il dépliait l’aile des nuits
sur la paupière de nos rêves

- fol orage de la Rencontre
où se consumait mon amour !...

Où lire Danalyia

lundi 14 juillet 2014

Lunembul - Dans la chaleur de la nuit

Des ruelles en escalier bordées d'immeubles étroits et bas, tout de guingois. L'angle droit est interdit ici.
Hommes et femmes parlent fort, rient, boivent. Dans la chaleur de la nuit s'écaille le vernis du jour. On se laisse aller, on laisse aller.
Le linge aux fenêtres est blanc de lune.
Chiens, chats et rats ont signé une paix provisoire. La guerre reprendra quand il fera moins chaud.
On boit.
Des volets s'ouvrent, d'autres se ferment. Une femme gémit de plaisir, elle est seule pourtant.
Un père et son fils jouent aux dominos, sans paroles. Il faut le silence pour que les souvenirs se gravent.
Une odeur de chocolat, et dans l'ombre d'un jardin un baiser volé, ou donné peut-être.
Des bruits de vaisselle aussi, qui font comme des rires d'argent. Jusqu'aux étoiles, au-delà des étoiles.
On boit. On rit.
Mais surtout on s'aime.

Où lire Lunembul

Pascal - Dans la chaleur de la nuit

Songe d’une nuit d’été

J’étais invité, par une amie de grande affection, à une représentation théâtrale pendant la nuitée estivale carqueirannaise. La pièce se délivrant sous mes yeux a réveillé un autre moi, plus profond, plus généreux, plus vaillant, plus téméraire, plus exalté, plus révolté, qui gémissait sa peine de trop de sourdine et qui souffrait étrangement de ce qui se déroulait devant les rideaux… C’est comme s’il partait défendre cette Belle Hermia… Sabre au clair, l’âme en bandoulière, le cœur en bannière, il a foncé sur l’immense estrade, oubliant le spectacle et les acteurs, la foule et… le service d’ordre… Les Perséides concurrents se disputaient l’obscurité avec la longueur de leurs traînées argentées et, c’est sans doute cela qui l’a propulsé si fort sous les projecteurs…

« Mais non, mais non !... Vous ne pouvez pas vous moquer comme ça !... Mais de quel droit peut-on agir de cette façon ? On ne badine pas avec l’Amour ! Et même si *le monde entier est un théâtre, laissez ce sentiment plus puissant que tout en dehors de vos amusements de soirée ! Mais regardez-moi cette jeune femme, comme elle est triste ! Vous n’avez pas séance pour la mettre dans cet état ! On ne joue pas avec ses sentiments… C’est la seule chose qu’il nous reste d’à peu près naturel sur cette terre hostile. Ne galvaudez pas ces persistances de talent inné. Ne jetez pas en pâture ce qui nous magnifie !... Pourquoi lui faites-vous du mal ? Quelles sont ses fautes ? Regardez sa mélancolie, son désespoir ; mais touchez son tourment, sa détresse, sa peine !... Mesurez son chagrin, soupesez ses mouchoirs, entendez ses plaintes, subodorez son désarroi !... Voyez-vous ses yeux remplis de larmes et ses attentes contrites ?... Voyez-vous ses frissons, ses interrogations, son affliction ?... Etes-vous donc amputé du cœur pour vous prélasser de ses malheurs ?!... *Serait-elle aussi chaste que la glace, aussi pure que la neige, elle n’échapperait pas à la calomnie !… Mais vous êtes des bourreaux !... Sauvez Hermia ! Sauvez Hermia !... »

La foule s’amusait de vivre cet intermède, deux vigiles avaient rejoint l’estrade et une voix me criait des tirades mais… je répondais…

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Jacou - Dans la chaleur de la nuit

Quel métier !

La foule attendait
Tous avaient les yeux au ciel levé
Un gros nuage, soudain, s’est dessiné
Et puis, plus rien ne s’est passé.

Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui avait grillé
Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui s’était enflammée
Non, le spectacle n’est pas terminé
Nous allons rester
Mais où est passé l’artificier
Il faut le retrouver.

Vers le ciel nos yeux avons levé
Les étoiles étaient toutes allumées
Nous on s’est impatientés
Quelqu’un a crié :

Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui avait grillé
Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui s’était enflammée
Non, le spectacle n’est pas terminé
Nous allons rester
Mais où est passé l’artificier
Il faut le retrouver.

Alors, ensemble on l’a appelé
Quelques uns même ont sifflé
Y’en a qui se sont mis à rigoler
Quelqu’un a crié :

Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui avait brûlé
Ce n’était que la boîte d’allumettes
Qui avait explosé
Oui, le spectacle va continuer
On l’a retrouvé, l’artificier
Qui dans son lit, ronflait
Et on l’a amené.

Une voix dit : « Quel jour on est ? »
Complètement hébété,
L’artificier ignorait
Qu’on était…qu’on était…qu’on était…le quatorze juillet.

Où lire Jacou

Fairywen - Dans la chaleur de la nuit

L’appel des nuits d’été.

Il attend toujours qu’elle soit endormie avant de sortir dans la chaleur des nuits d’été, et il n’oublie jamais de la gratifier d’une tendre caresse. Mais l’appel de la nuit est le plus fort, et il sort tout doucement, sans un bruit, sans un mot. Dehors, il s’étire, se redresse et s’éloigne sans un regard en arrière. Sa démarche est assurée, son œil vif, la testostérone coule dans ses veines tandis qu’il cherche ses adversaires. Car comme toutes les nuits il va se battre, sans concessions, sans merci. Il veut rester le caïd du quartier, envers et contre tout.

Un premier adversaire, enfin… Les coups pleuvent, le sang jaillit. Il ne cédera pas. Il ne cède jamais. Il veut rester le meilleur, le plus fort, celui sur lequel les demoiselles se retournent, alors il se bat encore et encore. Il n’est pas le plus grand, mais il est le plus teigneux, et ses outsiders cèdent les uns après les autres, nuit après nuit.

Cette fois encore il reste maître du terrain. La récompense l’attend, c’est lui qui repartira avec la demoiselle aux longs cils. Comme à chaque fois…

Mais voici que l’aube annonce la fin de la nuit. Laissant là son éphémère conquête, il tourne les talons. Une autre l’attend, une autre qui ne partage pas ses nuits de sexe et de sang, une autre vers qui il retourne toujours. Il entre dans la maison sur la pointe des pieds, monte l’escalier à pas feutrés, et se love sur le lit à ses côtés, noire petite boule ronronnante. Avec elle, il est tout sucre, tout miel, avide de tendresse et de câlins. Elle est la seule qui compte vraiment, et lorsqu’elle se réveille à demi pour le caresser doucement, il ronronne encore plus fort tandis qu’elle lui chuchote en souriant :

« Te voilà, brigand… Encore allé vagabonder et courir les filles, pas vrai ? Tu es incorrigible… »

Il se contente de fermer ses yeux d’or et niche sa tête dans son cou pour mieux sentir son odeur. Avec elle, le caïd du quartier redevient petit chaton, mais lorsque la nuit reviendra, il se glissera encore hors de la maison pour défendre son titre de champion…

A Réglisse, le chat noir de mon adolescence, et qui, malgré sa petite taille, était le plus teigneux des matous du quartier, mais qui avec nous était un ange de douceur et de tendresse.

Où voir un chat bagarreur

Semaine du 14 au 20 juillet 2014

Après une semaine à vous poser des questions à grands coups de pourquoi, vous éprouvez le besoin de vous détendre et décidez de sortir dans la chaleur d’une nuit d’été… Nuit torride, nuit câline, nuit de Chine, nuit d’angoisse, nuit de désastre, nuit d’orage, nuit de folie… racontez-nous, en vers ou en prose, les mystères d’une nuit estivale. Vous avez jusqu’au dimanche 20 juillet à minuit pour nous faire parvenir vos récits nocturnes à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires(at)gmail.com.


Nous vous rappelons aussi que vous pouvez consulter la page Facebook des Impromptus.

N'hésitez surtout pas à y mettre votre grain de sel et votre créativité !