Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 22 septembre 2011

Florie B. - Sable rouge

Le sable rouge est comme une mer sans limite.
L’onde du temps qui passe.
Étendue de vent.
Terre de chasse
De larmes
D’os
Sans eau.

Sans terre
Seuls
Ils avancent.
En grand nombre
A dos d’animaux
Presqu’en apesanteur
Ce peuple de danseurs enterre ses ombres.

Nomades.

Où lire Florie B.

Oncle Dan - Sable rouge

Le sable rouge est comme une mer sans limite se dit Antoine Le Garrec.

L'homme était davantage poète que commerçant et sa petite auberge n'était plus seulement au bord de la mer mais aussi de la faillite. Son regard quitta le tumulus à la terre fraîchement retournée, franchit la ligne blanche des vagues qui venaient mourir sur la grève, contempla quelques secondes de gros nuages noirs et menaçants, et s'arrêta sur l'enseigne lumineuse qui ne luminosait plus depuis bien longtemps au-dessus du portail : "Le sab.e roug.".

Il n'avait pas l'argent nécessaire pour remplacer les lettres manquantes. Cette situation le rendait malade et son moral était au plus bas, mais s'il utilisait le "e" de "sable" pour remplacer celui de "rouge" qui avait reçu la foudre, il ferait une économie substantielle. Evidemment, l'auberge du sable rouge s'appellerait désormais "L'auberge rouge", une bien triste référence, mais cela n'avait pas trop d'importance.

Lire la suite

Tisseuse - Sable rouge

- Le sable rouge est comme une mer sans limite… Tu vois, on tangue presque à force de marcher, et de marcher encore, et de se dessécher à la mesure de l’aridité de ce coin de terre.

- Et bien moi ce que je vois, c’est que ta peau est cuite et recuite, que tu sens le dromadaire, et que ta barbe de 10 jours pique autant qu’un scorpion du désert ! Et puis, c’est moyen de partir dans un lieu sans réseaux : t’as répondu à aucun de mes SMS. Et je ne te parle même pas de ton mur Facebook : tous tes amis croient que tu as disparu. Fais attention, ça ne pardonne pas la mort sociale !

- Regarde, je t’ai ramené du sable dans un petit sac ! Tu vas voir comme cet ocre est sombre, c’est à peine croyable !

Lire la suite