Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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vendredi 30 septembre 2011

Epops - Automne

Les grains mûrs se nourrissent du ciel
Délaissant la rosée en sanglots.
Le matin de ses toiles miroirs
Lavent les feuilles et les mains froissées
Frôlent la Muscadelle ambrée, or.

Tresses brunes ou rousses, cheveux or
Flottent en criant, en souriant au ciel.
Fin d’été, habits neufs non froissés,
Fierté qui étouffe les sanglots.
Société buissonnière en miroir.

L’alouette fuyant le miroir,
Rien ne peut la retenir, tout l’or
Du monde ne suffit pas. Sanglots
Pour tous ces oiseaux tombés du ciel
Le corps plombé, les ailes froissées.

Les rayons obliques aiment froisser
Les contours lumineux du miroir
Sombre d’un lac où vibre le ciel.
L’automne s’écrit en lettres d’or.
L’eau et le sang mêlent des sanglots.

Les saules avalent leurs sanglots,
L’idée de dormir les a froissés.
Brume rêvasse, une règle, or
Les flaques de novembre, ces miroirs,
Se mettent à réfléchir face au ciel.

32 Octobre - Automne

Regrets d’îles

Le ciel était trop brumeux en ce dernier jour avant le solstice d’automne. Cerise avait le moral en berne ce matin-là. La rentrée était déjà là.

Cerise en avait tant rêvé de ce voyage au Cap Vert, qu’elle retournait sans arrêt voir les photos des trois îles. Ngor, Madeleine et Gorée, trois noms qui lui feraient presque venir des sanglots dans la voix quand elle les évoquait avec Olivier... elle en rêvait tant.

Cela leur aurait fait du bien à Olivier et à elle-même de prolonger l’été qui avait été très occupé par son travail sur les commandes de miniature de panoplies de croisés. Dans le miroir qui prenait tout un pan de mur de son atelier, elle les voyait, bien alignées sur des étagères un peu de guingois.
Les touches d’or qu’elle avait déposées sur certaines y faisaient comme des étoiles…

L’automne allait arriver. Ce fichu toit qu’il fallait faire réparer pour éviter aux pluies automnales de plus abîmer la maison avait eu raison de ses envies et besoins de voyages et de vacances.
Elle en était toute chiffonnée et froissée.

Les précédents textes concernant Cerise et Olivier peuvent être lus ici

Cacoune - Automne

Il y a dans l'air cette vive odeur, teintée d'une chaleur qui ne sait comment grandir, enfermée qu'elle est en profondeur, distance de la terre au soleil en hiver.

C'est l'automne qui s'annonce, froid et dense, comme un lointain sanglot, d'une couleur or intense, comme une mélancolie. Une Gnossienne de Satie.

Le soleil tend la main mais jamais ne m’atteint, ma joue pourtant offerte. Alors une larme roule, besoin insatisfait. Comme une morsure sans dent, un très léger pincement, un vent sans lent grincement froissant le miroir du ciel. Profonde tristesse sans râle.

L'automne est à la porte de mon été noyé. N'a pas encore frappé mais se laisse deviner. Changeant les choses de place, les reflets dans la glace, les couleurs, la douceur, tout s'enfuit prenant peur.

Mais de quoi ?

C'est pâleur !

La Où Cacoune perd ses feuilles