Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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lundi 5 décembre 2011

EVP - Plagiat

Orage, Oh quel cafard, que cette méchante pluie !
Est-ce trop demander qu’un petit peu de répit ?
Et ne puis-je bronzer dans ce champ de navets,
Pour rester aussi blanche que leur plus triste aspect ?
Mon teint, que je voudrais tant qu’on admire,
Doit-il vraiment demeurer comme de la cire ?
Teint, que je voulais doré comme un staphylocoque,
Restera-t-il à jamais blanc comme un bébé phoque ?
Ô cruel souvenir des bronzages passés !
Précipite en enfer toute idée de couleur !
Faut-il de notre éclat, voir trépasser le compte,
Et vivre blême toujours, sous le joug de la honte ?
Compte bien à présent les indices quarante,
Ce haut rang, t’indique en minutes à présent,
Et ton temps d’exposition solaire,
Et la couche de crème à ta peau, nécessaire.
Le teint de caramel n’est vraiment plus de mise,
Et tu dois en tout lieu, bien garder ta chemise.
Va, blanche, comme un yaourt bulgare,
Et sois fière, maintenant de ce teint tout blafard !

L'Arpenteur d'étoiles - Plagiat

Un pastiche, mais avec modération (2) …

Un infime espoir.
A la manière de …

Il suivait l’avenue Foch. Quelques gouttes commençaient à tomber se muant peu à peu en averse d’été. S’abriter en passant d’un arbre à l’autre, d’un auvent à l’autre devenait une espèce de jeu. Un jeu machinal dans lequel l’idée même d’amusement était absente. Augustin pensait à Cécile qu’il avait cru morte dans cette ville où il revenait pour la première fois depuis la guerre. Rendu à sa dernière adresse connue, la concierge l’avait regardé avec circonspection. Le reconnaissait-elle ? C’était peu probable, mais, au fond possible.
- Cécile Augagneur ? Certes non. Elle est partie au début des années cinquante.
- Elle a quitté la ville ?
- Pensez donc. Elle vit dans le sixième. Elle est du côté des bourgeois maintenant.
Un haussement d’épaules et elle était retournée dans sa loge trier le courrier sans lui prêter plus d’attention.

On était fin juillet. Lyon somnolait dans la chaleur moite d’un été somptueux, rompue quelquefois par des orages brefs et violents. Augustin avait décidé d’aller à pied, vers le "quartier des bourgeois". Depuis le plateau, il était passé par la rue Dumenge, la rue du Chariot d’or, puis la rue Thévenet. Il avait emprunté les escaliers longeant la rue Eugène Pons jusqu’à l’église Saint Eucher. C’est là que ses parents s’étaient mariés. Il ne s’attarda pas d’avantage et descendit jusqu’au pont de la Boucle. Il se sentit heureux de revoir les deux arches de fer aériennes, symboliques à ses yeux de l’ingéniosité et du labeur des hommes. Au bout, de l’autre côté du Rhône, était le parc de la Tête d’or. Il y flânât longtemps, pensant retrouver ses bonheurs d’enfants. "J’ai trop vieilli désormais" pensa-t-il et il reprit son errance dans les rues rectilignes et huppées du sixième arrondissement.

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Venise - Plagiat

Je ne t’ai point remboursé cruelle ?

Qu’ai-je donc fait ?

J’ai dédaigné pour toi les emprunts d’état

Je t’ai cherché moi même au fond de mes recettes

J’y suis encore malgré tes faramineux taux d’intérêts.

Et malgré tous ces grecs, honteux et lessivés

Je leur ai demandé de prendre sur eux nos injurieux destins.

J’ai cru que tôt ou tard

Tu me rendrais l’argent que tu m’a usurpé

Et même en ce moment où ta bouche cruelle

Vient si tranquillement annoncer mon trépas

Ingrate, je doute encore que l’euro ma monnaie survive Mon seigneur.

S’il le faut si le ciel en colère réserve qu’aux chinois, la gloire de vous plaire

Différez notre dette d’un jour ou deux peut être

Vous ne répondez pas, perfide je le vois.

Tu comptes nous saigner nous tondre ici bas.

Tu cherches peut être que l’europe t’entretienne

Va cours ,crains nous mon peuple mon peuple vos bien TROIE.

Lira - Plagiat

ROMANCE

Pas chez Bozécrits,
Pas chez l'Amiplume,
Petit rimailleur,
Tu ne rimeras.

Pas brisant les vers
Ou les dérobant,
Pas par le plagiat,
Tu ne rimeras.

Par la plume vive,
Par la plume gauche,
Petit rimailleur,
Tu ne rimeras.

Ni méprisant l'ode,
Ni fuyant complainte,
Ni raillant la fable,
Tu ne rimeras.

Ce n'est qu'en passant chez les Impromptus,
C'est pour le plaisir,
Que tu rimeras.

ABC - Plagiat

Il dit noir avec les yeux
Il dit blanc avec les mots
Il dit blanc à ce qu’il souhaite
Il dit noir à l’inspecteur
Il est droit
On le bouscule
Rien ne lui est épargné
Un refrain lui passe par la tête
Il oublie ses ennuis
La vie, les soucis
Les tracas, les embarras
Les embuches et les disputes
Malgré les sourcils justiciers
Sous les yeux écarquillés de l’assistance
Avec un regard débonnaire
Dans une lourde atmosphère
Il chante la vie au grand air.

Où lire ABC

Vegas sur Sarthe - Plagiat

Le mérou et le bigorneau

C'est toujours la plus petite gueule qui déchante
Ainsi le montre cette histoire terrifiante

Un bigorneau bronzait, assis
dans les calanques de Cassis
Un mérou passe, il a la dalle
et l'estomac dans la caudale
"Qu'est ce que tu viens polluer mon iode?
Tu vas morfler gastéropode".

"Mérou d'mes deux" (*) dit le bigorne
"y en a pour deux, calme ta joie
de toi, je barbote à deux bornes
assez pour que ça te gêne pas"

"Tu pollues" répond le mérou
"comme tu le fais depuis dix ans"
"Impossible, je n'ai qu'un an"
répond le petit bigorniou.
"Si c'est pas toi c'est un d'ta race
ou un mollusque à carapace".
Pas besoin d'aller aux prud'hommes
d'un coup de nageoire il l'assomme
et l'emporte au fond de son trou
là où ripaillent les mérous...

(*) de mes deux : allusion aux deux gorneaux du bigorneau

Où pêche Vegas sur sarthe

Emma - Plagiat

Le sacrifice de l'agneau.

(histoire imaginaire pastichée de deux façons)

1.
Quel est cet homme, ma mère, qui partage ma couche ?
Ma mère, je ne le connais point.
Je vis ce matin pour la première fois
Sous le chèche son oeil perçant comme le dard du frelon
Qui butine les fleurs sucrées de l'acacia.
Sa peau est noire, brûlée par le soleil…
Quel est donc cet homme, ma mère, qui dort là dans ma couche ?
Son poil est comme la laine que laissent les moutons aux épines du myrte.

Ô Bethsabée, ma mère, tu le sais,
Quand il vient sous le grand cèdre au milieu des brebis,
Mon bien-aimé a des boucles blondes comme les copeaux
Que mon père fait jaillir du bois de l'olivier,
Ses yeux sont des oiseaux au-dessus du désert
Qui fondent sur mon âme affolée.
Ses lèvres ont la couleur de la grenade mûre,
Et ses dents sont telles les perles blanches de la mer rouge…
Cet homme qui dort là, les a noires et rares.

La voix de mon bien-aimé est comme une cascade de miel qui dévale les rochers.
Celle de cet homme endormi que vous m'avez donné
Gronde comme l'orage quand son char de feu embrase les collines.

Ô Bethsabée, ma mère,
Moi Sarah, fille de Loon,
Je jure que ce n'est pas pour celui-ci que mon cœur palpite
Comme celui de la proie dans les serres de l'aigle.
Qu'adviendra-t-il ma mère, si mon sein porte le fruit de mon bien-aimé ? ….

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Claudie - Plagiat

LE RAT GUINDE ET LE MULOT CROTTE

Dans des temps reculés,
Un rat guindé débarqua
Dans une campagne
Pour faire ripaille
Avec un mulot crotté.

Dans son gourbi briqué
Le pèquenot endimanché
Lui fit milles courbettes,
Et le fit baver sur
Des ventrées d’ortolans.

Sur une nappe à chichis
Il déposa écuelles fleuries.
Et nos compères s’emplirent
La panse jusqu’à l’éclater.

La garniture était proprette
Arrosée d’une sacrée piquette.
Mais un gros cave déboula
Pour jouer les troubles fêtes
Pendant qu’ils s’empiffraient.

Un boucan à vous couper la chique
Parvint à leurs esgourdes bénies.
Le rat guindé se carapata
Suivi du surmulot
Vu qu’il était plein jusque là.

Le silence se propagea
Tel poussée de vérole
Sur le bas clergé
Nos lascars de se remettre ça
Pour faire honneur
A la chouette table.

Foutu greffier
Dit le crotté
C’était sûrement un coup
Fourré.
Demain, c’est moi qui régale
Rien à carrer des ortolans.
Il n’est pas né le rigolo
Qui m’ôtera le fricot
Du claque à mouches.

Et pas de boustifaille
Avec les foies qui godillent
Dans nos entrailles.

Toncrate - Plagiat

Chavardage

Un chat aventurier, courageux et hardi
avait passé la Manche à bord d’une frégate,
voyage clandestin, soigneusement ourdi
et préparé de longue date.

Rendu en Britanie, le faux ambassadeur
entra dans une auberge afin de déjeuner
il demanda du rat avec foi et ardeur
en causant le Plantagenêt.

Malheur ! que fit-il là ! en miaulant franchement
son accent le trahit. Aussitôt il est pris
jeté en basse fosse et sans ménagements
accusé d’espionnage et de mauvais esprit !

Moralité :

Si bien faites préparations
il y aura toujours un détail incongru
qui fera capoter l’action
et voler les coquecigrues.

Semaine du 5 décembre au 11 décembre 2011

Cette semaine nous empruntons l’idée de thème à Valentyne
Vous écrirez un texte « plagiat » en hommage à un auteur que vous ne citerez pas, afin de permettre aux lecteurs de vous démasquer dans leurs commentaires.
Vos copies doivent nous parvenir à l'adresse habituelle, au plus tard le dimanche 11 décembre à minuit (heure de Paris) avant d’être mises au pilon.

Bonne semaine