Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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mercredi 7 mars 2012

Corbeau 27 - Lettre anonyme

Monsieur l’inspecteur

Je me permais de prendre ma plu bel plume pour vous écrir car la maitresse ne fait rien qu’a raconté des mensonges. J’panse pas qu’eille face son travail comifo. Je vous prête des esemples.
La semaine dernière ele a dit le matin que 4 et 5 pour faire noeuf ; après midi elle a dit que cé 6 et 3; si elle sé pas, elle dit pas.
En jographie el a essipliké que dans les alpes on se met près des torrent pour produire de la houille blanche. Eh bin elle sé trompé c’est de la nouille blanche.
En conscience elle a pas pu dire pourquoi les vaches ont des cornes et les chevals sont chauves.
En histoire elle a fait mourir tout le monde de la peste au moyeu age et les morts été transportés par charters.
Quand j’ai raconté ça a papa il m’a répondu qu’elle savait se sevire de sa matière grasse et qu’il fallé absolument aller voir son chef.

Vous comprendrez pourquoi j’envoie ce billet…

Corbeau 26 - Lettre anonyme

Madame, Ne laissez pas votre fils aller à confesse.
Le nouveau curé tripote les jeunes garçons.

Tous les habitants d'un petit village ont trouvé ce matin, la même lettre dans leur boîte aux lettres.

Corbeau 25 - Lettre anonyme

à toi mon bourreau,
Non, ne pense pas me reconnaître
Trop de personnes te voit comme traître
Pour devenir aisément corbeau !

Tel un diable ou diablotin
Reluisant dans ton costume de purin,
Tu n'es qu'un pervers hideux et sans valeur
Tu te prends de plus chevalier sans peur.

Toi qui a voulu a choisi avec tant de malignité
Et avec plaisir d'écraser notre Dignité
Ne te crois pas invincible, et nous sans défense!
L'esclave sait, quand il le faut, réparer l'offense!

Et quand ton heure viendra
Tous les pétales voleront ça et là ;
Dans une grande explosion de fierté
Nous les opprimés exprimerons notre Liberté.

Nous ne sommes pas sur terre
Pour rester à nous taire ;
Mais haut et fort, nous crions vouloir
Obtenir notre Force et pouvoir!

Ah ma chère Josiane femme si perfide!
Puisses- tu un jour te reconnaître fratricide!
Un de tes confrère,
Bien en colère !

Corbeau 24 - Lettre anonyme

Par la présente je veux profiter de l’occasion offerte par le thème du corbeau pour dénoncer les thèmes qui ne m’inspirent pas.

Corbeau 23 - Lettre anonyme

CECI EST UN AVERTISSEMENT!

Depuis que vous êtes venu habiter le quartier, on a tous remarqué des choses bizarres : Le chien de Madame Leblanc a été empoisonné au tue-limaces. Le bus 2B qui s’arrête devant la boulangerie est tombé deux fois en panne. La pelouse de Monsieur Hilaire a été envahie par les taupes. Madame Lancelot s’est fracturé le col du fémur. Les petits voisins d’en face ont entamé une procédure de divorce. Et le prunier de mon jardin est envahi de pucerons. Trop, c’est trop !!

Comme je le dis à ma voisine, Madame Chouliot, qu’est une femme instruite, une ancienne secrétaire des Hypothèques, demain, un autre malheur arrivera certainement, car vous nous portez la poisse.

Alors un petit conseil : déménagez du quartier ! On n’a pas besoin d’une famille de moricauds qui fait de la cuisine pleine d’odeurs, et qui n’a même pas les moyens de se décorer les fenêtres avec des pétunias. Retournez dans votre désert où vous n’embêterez personne.
Je vous préviens qu’on a déjà déposé des plaintes à la police et qu’on va aller voir le Maire. Si vous voulez des ennuis, on va s’y mettre, nous aussi.

Une personne qui ne vous veut pas du bien.

Corbeau 22 - Lettre anonyme

Le corbeau a encore sévi
M’a confronté à ma folie
M’a rendue folle
D’angoisse
En plein vol
Plus d’envie
Plus de vie
La poisse
T’es pas beau
Le corbeau…

Corbeau 21 - Lettre anonyme

CORPS BACK

Une bonne journée ! Si, ç’avait été une bonne journée.
Conduit pas trop tôt le matin au siège de la compagnie pour y faire bonne figure, assumer quelque investiture, signer les chèques et le courrier, râler un peu sur le service machin, virer Truc pour plaire à Bidule et faire monter le feu aux joues de Mlle Cécommandéjà. Déjeuné chez Miam-Seems avec A***; la pouffe m’aura finalement accordé cette faveur (un fichier que je lui demandais de me communiquer depuis deux mois !) grâce à laquelle je vais enfin avoir mes entrées au club D&S. Digéré dans les bras de C*** dont j’aime autant les seins que je fuis la conversation. Pris le thé avec sa mère dont je hais la conversation mais adore les accréditations. Reconduit pas trop tard chez nous, ayant à me bichonner pour la soirée; quand je fis cette découverte dans la poche revolver du smoke livré dans l’après-midi, un billet disant juste ceci :

Je suis peut-être ce voisin, cette voisine...
Peut-être nous sommes-nous connus chez un collègue ou une amie, dans la queue à la boulangerie. C'est sûr, vous ne le savez plus. Disons que je suis près de vous, sinon que je suis assez proche pour vous savoir plus sale et moche que votre cœur ne se l'avoue.
Ne commencez pas à gémir ni à vous perdre en conjectures, je vous l'assure : je n'attends de vous ni argent ni repentir. C'est que, tout bien considéré, payer ne vous sauverait pas et qu'il n'existe aucun pardon, aucune excuse à cette position dont votre vice abuse, n'ayant que trop longtemps, derrière ce rempart, crut pouvoir s'exercer en toute impunité. C'est fini. C’est dit. C'est trop tard !
Vous découvrirez, dès demain, comme l'enfer est quotidien.
Vous pleurerez avec l'averse, hurlerez au chœur de l'orage, ne jouirez d'aucun avantage au nombre des ombres adverses et votre front implorera le gras et plantureux giron de la terre, là où vous pourrirez les yeux mangés aux vers et le ventre gonflé, après que j’aie repris, là-haut, mon vol tranquille de corbeau.

Corbeau 20 - Lettre anonyme

Coïtus silenciosis (per carità !)

Je viens ici Monsieur d’une anonyme lettre
Vous montrer mon respect autant qu’il se peut être :
Certes votre épouse, par sa grande beauté,
Doit faire assurément votre grande fierté,

Car son esprit bien fait et de haute culture,
Sis dans un corps parfait portant haut la Couture,
Vaut bien tous les honneurs que tant d’autres que vous
Lui rendent à tout va, jour et nuit comme fous.

Il faut bien dire aussi que vos activités
Lui laissent par tous temps entière liberté -
Qu’elle met à profit par de larges entailles,
Et vos droits d’hyménée ne sont plus qu’antiquailles.

Cela ne serait rien si de jour et de nuit
Tous ces beaux chevaucheurs menaient si grand tapage :
Que l’on fornique oui, mais avec moins de bruit,
Et c’est cela voyez qui courrouce ma rage !

On se poursuit la nuit tout nus dans vos jardins,
Bouteilles à la main de vos meilleurs cépages ;
Votre cave subit les tous derniers outrages :
Que l’on s’enivre oui, mais que l’on braille moins !

Et pour finir enfin je vous dis ma requête :
Que votre aimée cueille des foisons de quéquettes -
Il faut tuer le temps - mais dites-lui pour moi
De modérer ses cris durant tous ses tournois !

Andréa Nonyme

Corbeau 19 - Lettre anonyme

Citoyennes, citoyens !

Méfiez-vous ! De drôles d’animaux ont envahi nos campagnes ! Ils viennent jusque dans nos bas de tours exhorter nos fils et nos compagnes !
Sous prétexte de beaux discours ils vont parler des heures de long des droits du sol, ils vous appelleront l’ami, ils feindront d’admirer votre domicile adoré dont le sol n’est pas si facile à cirer. Ne soyez pas fats ! N’écoutez pas leurs scies ! On connaît la chanson, on a déjà entendu leur petite musique ! On en a plein le dos de leurs soupirs faussement énamourés ! Dites-leur de mettre un bémol, envoyez-les se faire voir à l’île de Ré ! Je vous aurai prévenus, mes amis !

Tout ce que veulent ces vils flatteurs, c’est s’emparer de vos fromages, aussi, faites attention en donnant de la voix. Certains par le passé, des cervelles d’oiseaux, se sont trouvés bien mis et n’ont eu que des miettes en guise de repas.

Même s’il fait renarder tant il est avancé, ne lâchez pas le morceau, ne soyez pas coulants : les lendemains ne chantent pas et la vie n’est pas du gâteau, seul le barbier rit dans ces villes. Ne discutez pas le bout de gras avec ces passeurs de pommade : tout ce qu’ils veulent c’est devenir des huiles et c’est seulement pour eux seuls que tout baignera ensuite.

S’il le faut, hôtes de ces bois, faites la sourde oreille à ces discoureurs sournois, ne les laissez pas vous rouler dans la farine, injuriez-les, huez-les ! Mais posez bien d’abord le fromedu sur la branche. Jurez, mais pas trop tard, qu’on ne vous y reprendra plus !

Maître C.