Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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mardi 27 mars 2012

Lorraine - Rimes empruntées

Le savez-vous, ami, j’abrite un doux mystère
Il palpite en mon coeur, là où il fut conçu
Je ne cacherai pas comme il est dur de taire
Cet amour à celui qui n’a jamais rien su

Il me parle, il sourit, et c’est inaperçu
Qu’il vient me voir parfois quand je suis solitaire
Il saute de cheval et il met pied à terre
Et puis me remercie d’être si bien reçu

Je fais ma révérence, avec lui je suis tendre
Juste assez pour qu’il brûle et je voudrais entendre
Les mots que je devine et qu’il ne me dit pas

Mais un jour, mon ami, lasse d’être fidèle
A l’amitié aveugle et sourde c’est loin d’elle
Que j’irai pour toujours. Ne m’y forcez donc pas....

Où lire Lorraine

Lira - Rimes empruntées

La perruque

Pas de Baron, pas de Marquis
Mon cher, ôtez votre perruque,
Donnez-moi ce plaisir exquis,
Laissez-moi vous baiser la nuque.

Je vous promets du plaisir, si
Monsieur, votre crâne se dévoile,
Que le diable m'emporte, si
Vous ne touchez pas une étoile.

Déposez là ces poils de chien,
Pour l'honneur de vos joutes, l'une
Après l'autre, dites-vous bien,
Qu'ils pourraient éclipser la lune.

Chri - Rimes empruntées

Comme je l’aimais cette paisible campagne.
Celle où tu vis, celle où tu restes et m’attends
Ma compagne, ma vie, ma douce montagne
J’ai cru pouvoir me priver de toi trop longtemps.
Je t’avais pourtant sans cesse en tête, en pensées
Ton absence ici vacarmait faisait un de ces bruits
Que je me sentais comme en Jérusalem en croisé.
J’appelais de mes vœux et le noir et la nuit,
Que cette mélancolie du cœur me tombe !
Quand te révérais-je, et mon port, mon Harfleur ?
Las, je me contenterai surtout de cette tombe
En espérant que tu viennes y poser des fleurs

Où lire Chri

Valentyne - Rimes empruntées

Jaguar, rencontre d’une type E

Toi, mon amour félin, ma p’tite fleur
Toi seule me comprends, ma fine mouche
Au garage l’hiver, tu dors telle une souche
Point d’embrouilles, de chauffeur querelleur
En mars, tu te réveilles peu farouche
Sous ton capot, rêvent deux cent vingt chevaux
J’enlève ta bâche plastifiée toute moussue
Je vérifie tes aplombs tous égaux
Je regarde toutes les coutures, tu n’es pas bossue
Peut être un peu endormie, un peu alourdie
Un tour de clef, tu démarres sans secousse
Décapotée, j’ai décidé de te sortir ce midi
Nous partirons toi, moi et ma rousse
Tous les trois, cheveux au vent, dos au soleil
Pour cette sortie, j’ai choisi une route plate
Normandie : Il faut bien se dérouiller les pattes
Ou plutôt les pneus, sortir de ton long sommeil
Première, deuxième, troisième, vitesses inertes
Dans les tournants tu vires sur le flanc
Tu rugis de plaisir dans les prairies vertes
Quatrième, tu roules vers les quarantièmes ruisselants
Dans le bocage, les vaches te saluent en beuglant

Où lire Valentyne

Dalreydana - Rimes empruntées

Tu entends parfois siffler dans le vent
Les cris d'une mère, les rires d'un enfant.
Tu en as le coeur, l'estomac serrés,
Mais ça ne suffit à les réchauffer.
Et les larmes coulent sur le visage
D'un ange malheureux, assis sous un aulne,
Qui a perdu ses ailes, sa couronne,
Et les faveurs du Maître des nuages.
Je voudrai te dire de faire comme moi,
Que tu sois conscient du pouvoir en toi.
Que tu ouvres les yeux, t'asseois au bord
D'une falaise et vois les champs tissés d'or,
Le ciel de saphir. Suivre pas à pas
Les chemins merveilleux du Soleil-Roi.
Mais hélas la vie n'est pas si tranquille,
Et les rêves arrivent aussi vite qu'ils filent.
Et comment comprendre qu'il ne faut pas
Dans son coeur, son corps brisés accueillir
L'elixir de souffrance que tu bois
Afin de pouvoir une nuit dormir ?
Et comment comprendre qu'il ne faut pas
Se fermer toujours aux magies des fleurs,
Même si c'est dur, même si cela
Te brise le coeur de voir leur couleur ?
Mais tu me réponds que toi, tu ne plais
Plus à Dieu. Et je ne te forcerai
Pas à rire, car il a emporté
Tous tes souvenirs, et il t'a blessé.
Mais sache que les heures défilent vite.
Entends le murmure du temps qui gémit.
Et dans un dernier souffle, ultime effort
Respire la vie sans y voir la mort.

Où lire Dalreydana