Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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vendredi 6 avril 2012

Bagazo - Planètes

Je dois avouer que je ne savais pas grand chose sur le système solaire avant que le thème de la semaine des Impromptus Littéraires ne m’impose l’obligation d’effectuer une recherche si je voulais être capable d’écrire quelque chose sur les 8 planètes qui le composent.

Avant cette recherche, je crois que j’aurais eu de la difficulté à spontanément en nommer plus que trois. La première à me venir à l’esprit aurait été Mars (à cause des martiens bien sûr). Ensuite, peut-être Vénus (l’étoile du berger) et sans doute aussi Saturne (à cause de son anneau que j’ai vue une fois dans le télescope d’un astronome amateur : impressionnant !). Par contre, les noms de Mercure, Neptune, Uranus et Jupiter, même s’ils ne me sont pas inconnus, n’auraient certainement pas surgi facilement dans mon esprit.

Quelques informations me reviennent encore à l’esprit 24 heures après les avoir lues, mais je ne sais pas combien de temps je vais m’en souvenir. Ainsi, dans l’ordre de leur distance avec le soleil : Mercure, Vénus, Terre et Mars sont des planètes rocheuses alors que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont des planètes gazeuses. Pluton fut découverte en 1930 et classée comme étant la neuvième planète, mais, malheureusement pour elle, elle fut déclassée en 2006 parce que la découverte de plusieurs autres objets planétaires de grandeur similaire a obligé les scientifiques à inventer une nouvelle catégorie : les planètes naines.

Je me risque à considérer ce qui précède comme étant un texte en prose parlant de planètes. J’admets toutefois qu’il ne brille pas beaucoup littérairement parlant. J’aurais pu faire preuve de plus d’imagination en faisant appel à une mise en scène plus élaborée. Exemple : Par une belle nuit d’été, un homme et une femme étaient étendus au fond d’une chaloupe qui dérivait au milieu d’un lac isolé des Laurentides au nord de Montréal. Ils s’émerveillaient de la profusion d’étoiles qui les surplombaient se demandant combien de planètes pouvaient se cacher parmi tous ces points lumineux et combien d’entres elles pouvaient abriter des formes de vie. La conversation dériva vers notre système solaire et l’un des deux, peu importe lequel, fit une magistrale démonstration de ses connaissances en astronomie en déclinant les noms de chacune des planètes qui le composent. Soudain, la chaloupe heurta quelque chose, quelque chose de très dur, de métallique. Ils se précipitèrent pour aller voir ce qu’ils avaient heurté et au moment où ils se retrouvèrent tous les deux penchés par dessus le même côté de la chaloupe, celle-ci chavira, non pas parce qu’ils l’avaient déséquilibrée, mais parce qu’une trappe venait de s’ouvrirent sous eux, les engouffrant dans le ventre d’un vaisseau spatial. La trappe se referma presque immédiatement et le navire émergea du lac pour s’élancer dans le ciel à une vitesse fulgurante emportant avec lui les deux spécimens. À peine était-il sorti de l’atmosphère terrestre qu’un énorme aspirateur de planètes vint s’emparer de la Terre pour n’en faire qu’une bouchée de poussière pulvérisée qui allait rejoindre celles qui avaient été engendrées par la capture de Mercure et de Vénus. Il ne lui restait plus qu’à faire un petit arrêt à proximité de Mars et le tour était joué.

Purdey - Planètes

Poème à gravité variable

Parti direction d’Uranus
Tout juste sorti de la Lune
Mercure m’annonce 41.7°
Pluter, Jupiton, Vetune, Neptus
Saturne par rond dans ma tête
Je me Terre sous la couette
Je me sens vraiment planète

Valentyne - Planètes

Elle passe rapidement devant l’immeuble Mercure. Quand elle a emménagé dans cette résidence, elle a trouvé que les constructeurs étaient bien prétentieux d’avoir appelé les neufs bâtiments avec un nom de planète. Au centre le square, pompeusement appelé Place du Soleil puis les immeubles, éparpillés autour, de la couleur de la planète qui portent leur nom. Ces batiments respectent plus ou moins la position de la planète par rapport au soleil. Elancés, une douzaine d’étage, tels des orgues vers le ciel, ils semblent l’accompagner dans son trajet quotidien. Avant, elle évitait soigneusement le bâtiment Mars. Trop de tags qui lui semblaient s’empiler, se chevaucher, une anarchie de couleurs, une orgie de signatures illisibles Et puis c’est là qu’habite le gardien , le martien comme l’appelle les voisins tellement il est rouge et toujours près à croire qu’on l’offense. Il vocifère, vitupère, râle d’avoir à effacer les tags.

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Ice Man - Planètes

(Résumé du dernier épisode : Farid El Guerrouj, journaliste, est convoqué par un mystérieux inconnu pour une interview. Après s’être rendu dans la chambre de ce Robert Fontenay, celui-ci lui demande de le tuer et commence à lui raconter son histoire. Mais ils sont interrompus. Kidnappé, menacé, Farid retrouve la trace de Fontenay et fuit un mystérieux ennemi dans des sous-sols avant de se retrouver dans une chapelle provençale. Fontenay lui apprend qu’il est l’objet d’une prophétie et lui donne un médaillon avant de lui dire d’aller à New York…où Ephraim Stanislas reçoit justement une lettre de Fontenay. Farid parvient à trouver à s’enfuir en s’infiltrant dans un mariage. A New York, Ephraim reçoit des menaces et repense au passé tandis que notre héros se perd dans le temps sur le quai d’une gare. Il relit un poème envoyé par son ami Fontenay)

Le vieil Ephraim relit encore ce poème que Robert Fontenay lui avait envoyé dans sa jeunesse, exprimant son spleen à la manière de Baudelaire. A cette époque, Ephraim étudiait l’astronomie à l’université de Columbia. Il essayait de comprendre l’influence des courses des planètes sur le comportement de certains individus. Evidemment, il ne croyait pas aux légendes des loups garous avec la pleine Lune. Mais sa théorie n’était pas si éloignée et avec le témoignage de Fontenay et son incroyable expérience, il pouvait se livrer à de savants calculs pour étayer ses hypothèses. A Columbia, il faisait évidemment parti du club d’astronomie et à cette époque, la passion du moment était la planète Mars avec toute la science-fiction qui entourait cet astre. Les films d’extra-terrestres étaient à la mode et les camarades d’Ephraim Stanislas rêvaient de découvrir une trace d’un être vivant. Mais Ephraim s’intéressait plutôt aux autres planètes plus proches de la Terre : Mercure, Venus, Jupiter et même Saturne. Il avait cessé de s’intéresser à la petite Céres et évidemment à la lointaine Pluton. Mais lorsqu’il présenta sa thèse en fin de cursus, il n’eut droit qu’aux moqueries des professeurs et de ses camarades : Penser que certains humains pouvaient présenter de tels particularités en fonction de la position des planètes à leur naissance était encore pire que la science-fiction. Et si Ephraim a abandonné l’astronomie comme métier, il a continué d’étudier toutes les données que Fontenay lui a données depuis des décennies.

Où lire Ice Man