Pivoine - Danse d'une vie
Par Les Impromptus, mardi 15 mai 2012 à 08:20 :: Danse d'une vie :: #10877 :: rss
Interdiction absolue…
Vous ne l'aimez pas encore. Pas vraiment. Elle vous fascine, vous attire, mais ces derniers mois, vous avez plein d'autres envies. Il ne faudrait pas grand-chose pour vous éloigner de cette terra incognita.
Peut-être faudrait-il juste un garçon sympa, un lycéen, comme vous, avec qui vous danseriez, que vous reverriez après le bal, et qui aurait la patience de mieux vous connaître.
Non. Il ne faudrait pas grand-chose.
Et c’est à une soirée d’école que ces deux pôles sentimentaux vont justement s’entrechoquer. Là, on se presse autour de vous: vous êtes jolie, en rose, avec cette fraîcheur de l'adolescence qui est sur vous, vous êtes jolie, et vous ne le savez même pas. Pourtant, les garçons n’ont-ils pas l'air de bien aimer danser avec vous ?
Mais, tandis que vous tournoyez dans les bras d'un inconnu, vous cherchez à l'apercevoir, elle. Puisqu'on vous a dit qu'elle était là. Vous tournez la tête à gauche, à droite, mais rien. Pourtant, elle y est. Et il y a le stroboscope, qui éclate de toutes parts, vous empêchant de rien distinguer. Mais elle, elle vous a vue, elle vous observe. "Tu dansais" vous dira-t-elle un peu plus tard, quand vous pourrez échanger quelques mots, si peu, car elle vous intimide tellement !
En vérité, elle vous paralyse. Elle vous paralyse, mais pas au point de vous empêcher d'élaborer des stratégies. Vous n'êtes pas amoureuse, et pourtant, à la « bamba », -qui précède toujours les slows-, quand les garçons et les filles s'embrassent, ce ne sont pas eux qui vous intéressent, c’est elle.
Et elle, vous ne pouvez pas l'embrasser. C’est tout simplement inconcevable.
Interdiction absolue.
Alors, l'esquive ! Chaque fois que vous entrez dans la ronde, vous allez embrasser celui qui se trouve juste à côté d'elle. Il s’en va. Vous prenez sa place. Proximité. Délices. Tremblement de peur – ou d’émoi... Son bras vous effleure, sans peser, avec infiniment de légèreté. Et vous faites de même. Mais jamais, vous n'oserez vous emparer de sa taille.
Et puis, c’est tout. Vous allez partir, parce qu'on vient vous chercher. Et vous la verrez quitter aussi la soirée, à sa manière fugace, si rapidement que vous ignorez si elle vous précède ou vous suit.
Part-elle parce qu'elle n'a plus rien à faire en cet endroit ? Ou parce que vous n’êtes plus là ? Une de ces questions –à la limite de l’informulé, tant elle vous paraît hardie- que vous vous posez pourtant, mais à laquelle, bien entendu, vous ne recevrez jamais de réponse.
Commentaires
1. Le mardi 15 mai 2012 à 08:32, par vegas sur sarthe
2. Le mardi 15 mai 2012 à 09:27, par EVP
3. Le mardi 15 mai 2012 à 09:37, par Claudie
4. Le mardi 15 mai 2012 à 16:03, par gballand
5. Le mardi 15 mai 2012 à 20:02, par Chri
6. Le mercredi 16 mai 2012 à 09:25, par Tisseuse
7. Le mercredi 16 mai 2012 à 17:26, par Pivoine
8. Le mercredi 16 mai 2012 à 22:23, par quebre
9. Le mercredi 16 mai 2012 à 22:41, par Lira
10. Le jeudi 17 mai 2012 à 06:53, par Valentyne
11. Le jeudi 17 mai 2012 à 19:14, par Adrienne
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