Au dimanche ponant (rondeau du cocu)

Au dimanche ponant, l’encre est en rade
Ne sachant exprimer ma reculade :
Certes, tu fautas ; mais je me déhanche
Bas, m’excusant de ta propre tocade ;
Veuille, aux vers, que ton cœur boomerang penche !

Mais ch’suis sec : et si un vers d’ambassade,
Rond de jambe, excusait ton embrassade ?
Rimaillons presto, que le destin penche
Au dimanche ponant.

Ma rime, hélas, chuinte en baudruche fade,
Echouant mon inverse sérénade
A ton balcon quat’vents, où je m’emmanche…
Cœur, il faut savoir contempler la rade :
Va, donc, aux quat’vents, là où amants flanchent
Au dimanche ponant.

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