Contre toute attente
Le basson d'à côté avait joué la partition des basses une bonne partie de la nuit et le réveil mal réglé crachouilla un jus infâme de borborygmes au beau milieu d'un rêve Sisyphien.
Inspire – Expire – Inspire – Expire...
Allez debout, change de cap, mets les voiles... Café, douche, il fait beau, la vie est belle, tout va bien.
- Maaaaaaaaman !!!!!!!!
- Ma puce, mon amour, lumière de ma vie...
- Je veux un câlin ! Un gros ! Ya du chocolat ? Des tartines ? Et puis j'veux pas aller à l'école. Maxime va encore m'embêter et je veux pas. Dis, je peux inviter Solène, Marie, Emma, Laura, Maëlys, et Gwen mercredi ? Et Mathéo aussi, je l'aime bien Mathéo. Tu me feras une tresse africaine hein d'accord.
- Chérie, au fait j'ai invité Édouard et Agnès ce soir, ça ira ? J'adore Agnès elle est tellement drôle...
- M'man, faut signer ça (le dis pas à papa hein)
- Miaou-rwaou-rrr..
Bien, aujourd'hui les lignes de forces sont tracées, je me demande si le rêve... Bref c'est parti et même si j'ai envie d'appuyer sur « rewind », c'est pas possible, voire même déconseillé si toute fois ça l'était, possible.
Dans ces cas là, les muses volettent gaiement et je n'ai qu'à jouer avec elles. Lorsque j'ai trouvé le mode d'emploi parce que quand la Muse est taquine, rien ne va de soi !
La panne, je l'adore de velours à y glisser mes doigts.
Je peux admirer les mains de mon boucher détachant celle d'un abats, tout comme la puissance du charpentier qui tutoie des pannes de toutes sortes en faisant la compétition avec les oiseaux siffleurs.
L'ennui et ses acolytes Aquoibonite, Cesnulabailler, sans oublier Saseraquoitouça me font mettre le navire en panne en attendant que...la tempête reprenne !