Moi Alix d’Aubenard verrier de père en fils

Revenu d’orient et d’occident ai récolté les couleurs alchimiques qui confondront bientôt l’ombre l’or et la lumière.

Ma quête déchirée fait de moi un funambule oscillant entre le ciel et l’ombre.

Je veux colorer juste comme on chante juste .

je ramènerai tantôt des deux mains le verre pour le passer au crible de notre prière intérieure.

Je progresserai dans l’art du verre, oui je m’entêterai jusqu’à marcher sous la nef pieds nus au bord de la rosace.

Dois-je ne jamais trouver des assises stables sur les traverses rondes et glissantes.

A l’endroit où se tend le filet de plomb une coulée d’or viendra fendre l’ombre où s’enchevêtrent les jeux colorés du verre et dans ma sacoche de verrier accrochée à ma ceinture,

Je reviens avec des parchemins couverts d’esquisses de rosaces d’or et d’ombre.

Je passerai du jaune au vert, du gris au bleu foncé en vérifiant les sympathies.

De Constantinople en passant par Jérusalem c’est l’oreille sur l’âme qu’à surgi l’harmonie.