Shakti - Ça a débuté comme ça
Par Les Impromptus, mardi 21 août 2012 à 16:49 :: Ça a débuté comme ça :: #11114 :: rss
Ça a débuté comme ça : nous étions partis, Samuel et moi seuls sur un chemin sauvage :
deux créatures se retrouvant pour une sorte de pèlerinage.
Notre destination était l’endroit où nous étions aimés pour la première fois. Le même endroit irréfragable où nous nous étions quittés quatre ans auparavant.
Mais à présent la blessure était fermée. Plus de reproches plus de soupçons ; plus de pensées négatives, une recherche unique et commune d’harmonie !
Tout était clair et limpide dans s nos esprits. Nous nous sentions invulnérables,
capables de prendre du recul vis-à-vis de la vie, vis-à-vis de nos sentiments, voire de nos pulsions.
L’air était chaud bien lourd, alors que nous s avancions d’un pas régulier et serein, portés par une douce et tendre allégresse.
L’endroit était si sauvage ! Cette jungle que j’aimais tant qui était réconfort pour moi : la verdure intense des plantes vivaces se mêlait aux couleurs chatoyantes des divers arbres à fleurs : depuis le flamboyant rouge amour, en passant par le blue jacaranda, aux orchidées sauvages mauves ou blanches ainsi qu’ aux frangipaniers avec des fleurs de Tiaré qui te donnent envie de faire des colliers… douces corolles que tu as envie de mettre à tes cheveux pour paraître belle gitane …..
Arc en ciel de couleurs, mélange de fragrances offrant le parfum le plus indélébile !
Mais l’heure n’était pas au jeu. . Nous souhaitions par cette randonnée revivre et faire offrande de notre passée : rendre à Dame Nature tout ce bien qu’elle nous avait procuré !
Par quel miracle ou mirage, nous nous sommes retrouvés dans des ruines : un temple dédié à je ne sais quel Dieu ! Des colonnes entourés de lianes étaient disposées de ci delà.
Autel à ciel ouvert, ns nous sommes retrouvés là, bercés par une musique qui venait on ne sait d’où.
Nous étions un peu effrayés ! Samuel si cartésien ne semblait comprendre, tandis que moi, je me laissais envoûter, et entraîner par cette musique qui devenait de plus en plus irrésistible.
Je voulus prendre la main de mon ami ; il se rétracta .
Sans insister je vibrais de tout mon corps autour de lui ; était- ce un démon, un mauvais Dieu qui nous mettait à l’épreuve ? Non, ni l’un ni l’autre ne croyions à ce genre de balivernes !
Je me mis à tourner, autour d’un arbre au rythme de cette musique, puis autour de Samuel.
Je fixais ses yeux verts, émeraude ou jade : ces yeux qui de nouveau me troublaient…
Le Radja que j’avais tant aimé, tant chéri était devant moi. Je l’aimais de nouveau.
A notre plus grande surprise la musique petit à petit se modifiait et prenait la tournure d’une mélodie mystique.
Je surpris Samuel s’agenouillant, c’est lui qui me tendit la main, je le retrouvais dans la même posture.
Nos corps se rapprochèrent, nos esprits et nos pensées de même.
Et nous entrèrent dans une grande vacuité, comme le font les moines bouddhistes !
Unité et silence : loin de tout lien matériel, simplement portés par l’Esprit ….
Notre Amour se faisait prière.
Etait-ce un rêve une projection une réalité- volonté d’un être suprême ?
Je ne pourrais jamais vous le dire. Mais quel moment intense et fort !
Cet instant fût une réalité … nos âmes réunies, nous embrassèrent toutes les vérités de ce monde !
A savoir richesse du cœur, pouvoir de l’esprit et de l’action ; pauvreté matérielle à remédier.
Méditation d’un instant ou d’une éternité …. Il me sera toujours inaccessible de le définir !
Une communion n’est-elle pas un état permanent ?
Combien de gouttes d’eau ans le ruisseau sauvage de la Vie s’écoulèrent, peu importe : ce fût un moment immuable, ineffable.
Après cette méditation dans cet espace temporel non spécifié ; nous étions emplis d’une paix et d’un nouveau regard vers le lendemain.
Déterminés, nous reprîmes le chemin du retour, nous n’entendions que le silence.
Pas un mot ne fût échangé …
Arrivés au carrefour, de nos destinations géographiques et émotionnelles, nous prirent congé à jamais, l’un de l’autre.
Cette expérience avait été imprévue, mais si riche… cependant elle n’avait suscité aucun échange verbal.
Les mots sont-ils vraiment indispensable lorsque les esprits se croisent ?
C’est ici, ainsi que s’est établi notre cheminement…. Samuel est parti, tournant les yeux, tournant le dos.
Jamais je ne saurai ce qu’il cache dans son cœur.
Mais, moi, je sais ce que cache mon cœur ……
Commentaires
1. Le mardi 21 août 2012 à 17:39, par EVP
2. Le mercredi 22 août 2012 à 17:08, par Miss M
3. Le mercredi 22 août 2012 à 17:38, par Tisseuse
4. Le jeudi 23 août 2012 à 21:46, par Shakti
5. Le vendredi 24 août 2012 à 15:05, par Claudie
6. Le vendredi 24 août 2012 à 17:31, par Arthur HIDDEN
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