dimanche 18 décembre 2011
Le dimanche 18 décembre 2011 à 15:11 :: Mon coeur scintille
Quand le sommeil profond enveloppe l'être, des facteurs nocturnes[1], dans un costume bleu de l'âme, à la porte des songes, se postent parfois. Ils sortent alors, de leur sacoche onirique, les lettres jamais reçues, parce que jamais écrites, mais tant espérées, d'émoi ou des années, de la part d'une amie que l'on aura blessée ou trahie, ou de celle d'un amour pour la vie que l'on aura déçu et perdu.
Au cœur palpitant de ces nuits troublantes, ces facteurs étonnants, dont les traits nous sont familiers, glissent avec une belle adresse, dans la boîte de notre être rêvant, ces mots capitaux, prodigieux et longtemps souhaités qui nous accordent enfin le pardon et nous bouleversent en évoquant une réconciliation.
Parfois, outre ces lettres miraculeuses, ces messagers nocturnes et malicieux sortent de leur sacoche de volumineux colis. Notre cœur scintille alors à la lueur de l'espoir qui filtre de ces dépôts prometteurs que nos yeux, plus véloces et adroits que nos mains engourdies, défont avec fébrilité. C'est alors que nous redécouvrons, avec autant de stupéfaction que d'émerveillement, tous ces beaux souvenirs partagés, d'avant la déchirure, que pour continuer à vivre nous avions effacés, ou cru avoir effacés, de notre mémoire. Joie apaisement et sérénité dessinent alors sur nos lèvres assoupies un sourire lumineux. Leur mission accomplie, ces facteurs de réconfort s'en retournent alors comme ils sont venus, par la porte des songes, la sacoche vide mais le cœur content.
Au réveil de ce fabuleux sommeil réparateur, un timbre de voix familier chuchote à notre oreille :
- Dis…qu'as-tu donc rêvé cette nuit mon ange ?
- Rêvé ?... Je ne me souviens pas ! - soufflons-nous d'un ton vacillant à l'être tendre et aimant qui partage notre vie mais ignore ces brisures que notre âme et notre cœur recèlent - D'ailleurs, tu le sais bien, je ne me souviens jamais de mes rêves…
- Essaie de te rappeler …Tu semblais tellement heureuse ! Je ne t'ai jamais vu sourire comme ça !
- Alors c'est à toi que j'ai dû rêver !... Et puis ma foi quelle importance ! … ajoutons-nous sans assurance, camouflant, dans la douce enveloppe des bras de cet être que notre état mélancolique inquiète, notre dépit et ces plaies sentimentales qu' avec d' évidente déraison l'on croyait guéries avant que des farceurs nocturnes, sans en avoir l' r mais en beau t, chimériques alliés, ne soient venus en raviver la douleur …
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Le dimanche 18 décembre 2011 à 14:10 :: Mon coeur scintille
1 / Mars a mangé (anagrammes)
Mon cœur scintille,
montrons-le celui-ci.
Truc inconsolé, il me
corne son ultime cil,
son licite clone mûr,
son coût. Le criminel
n’occulte l’onirisme.
Le Mont Silicone – cru
mûri – collecte sinon
linceuls contre moi,
leur cloison, ciment,
mur, colonnes... L’ici et
nunc colorise l’item.
Mon cœur scintille.
2 / En-soi –
Mon cœur scintille
que rote Hegel :
s’intègre en-soi
tilleul soyeux.
mon***keur****sin***tie
keur***o******tég***eul
sin****tég*****ran***soi
tie****eul*****soi****ieu
(diagonnet = matrice carrée à double lecture identique horizontale & verticale)
Où lire Bbt
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Le dimanche 18 décembre 2011 à 09:12 :: Mon coeur scintille
DUEL BRIO
La pluie dore, nocturne, orange
les coudes borgnes en faction
Tout s'est bien rangé des crayons
et déjà caresse les anges
A notre abandon, n'avons cure
de ces phénomènes externes
pas plus le temps ne nous concerne
(que notre intime architecture)
Une orchestration de nos sens
emplit l'air de sa chorégie
et consume nos énergies
en festivités de brillances
Résolus au parfait accord
pluriel et singulier se fondent
d'un souffle, un geste, se répondent
s'effleurent l'âme à bras le corps
Ecoute... c'est la vérité
qui peut se passer de parole
convergence de paraboles
élans de cœur et de pensée
Nature a voulu que tu sois
à l'opposé, complémentaire
mais ne devons notre concert
qu'à notre liberté de choix
Comme à l'océan va le fleuve
mêler au sel une eau plus tendre
occupons-nous de nous comprendre
au jour le jour, à l'heure neuve
Et le monde en sa ronde vrille
aux diluviennes vanités
verra sa peine commuée
en lumière où nos cœurs scintillent
Où chercher l'autre moitié...
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samedi 17 décembre 2011
Le samedi 17 décembre 2011 à 20:34 :: Mon coeur scintille
Chaleur ouatée, odeur vanille,
Fleurs séchées, flûtes qui pétillent,
Reflets violets, saveur myrtille,
Un bain à deux, mon cœur scintille.
Mousse à foison, savon en billes,
Au sol : habits, talons aiguilles,
Dans l’eau : deux corps qui s’entortillent,
Un bain à deux, mon cœur scintille.
Langueur, regard qui déshabille,
Canard plastique et camomille,
Téton qui pointe et qui frétille,
Un bain à deux, mon cœur scintille.
Lèvres posées, plaisir papilles,
Peau qui glisse, bijoux famille,
Jeux de mains, jambes écarquillent,
Un bain à deux, mon cœur scintille.
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Le samedi 17 décembre 2011 à 20:29 :: Mon coeur scintille
Malgré mes pneus « hiver », je n’aime pas cette route vers Arâches, tapissée de neige molle depuis cette après-midi. La nuit tombe, ce qui n’arrange rien. Quelques voitures ont imprimé des rails noirs dans les deux sens. C’est en abordant une épingle à cheveux que je vois soudain, à ma gauche, des traces qui n’ont pas suivi la courbe de la route mais qui l’ont traversée, puis ont franchi le bord … Dans leur prolongement, c’est un aplomb de plusieurs mètres avec, au fond, le petit torrent qui rejoint l’Arve.
Je peux m’arrêter à quelques mètres, passablement inquiet. En contrebas, une voiture gît sur le toit, une portière à demi arrachée. Au dessus, un corps est affalé dans les taillis enneigés. Tout est figé et silencieux. Je peux descendre à sa hauteur. La lune est apparue dans le ciel devenu noir. Elle éclaire faiblement la jeune femme éjectée de sa voiture. Elle repose sur le dos, inerte, sa jambe déjetée sur le côté, dans une position inquiétante. Ma femme m’a rejoint. Je lis son désarroi sur son visage. Que faire, sinon appeler les gendarmes et attendre ?..
Soudain, ma femme me saisit le bras et balbutie : « Le cœur… Regarde… Je crois qu’il bouge ! » Je la regarde, ahuri : « Qu’est-ce-que tu racontes ? Comment tu peux voir s’il bat, d’où nous sommes ? » « Non, non ; je ne te parle pas de son cœur mais de celui avec les brillants, accroché à la chaînette de son cou. Je l’ai vu scintiller. C’est qu’elle bouge ! Elle respire ! Tiens, tu vois : son cœur scintille encore… Elle n’est pas morte ! Vite ! Appelle les pompiers : le 18 ! ».
Ils la transportèrent à Cluses et nous apprîmes plus tard qu’elle avait pu être sauvée.
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vendredi 16 décembre 2011
Le vendredi 16 décembre 2011 à 20:44 :: Mon coeur scintille
Certains jours
Mon cœur houspille
Mordille, se tortille
S’entortille, se vrille
Parfois sans détour
Mon cœur sautille
Fourmille, se fendille
Se recroqueville, vacille
Bonheur du jour
Mon cœur scintille
Pétille et brille
Où lire Clise
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Le vendredi 16 décembre 2011 à 18:49 :: Mon coeur scintille
Son cœur scintille
Derrière les vitres de l’école de police
Porte de l’Yser,
Carrefour des BMW de grand chemin
Et des filles qu’on jette sur le pavé
Chaussée d’Anvers, ligne 47, tour WTC,
Au bout des friches urbaines et des tentes de sans-abri
Derrière les vitres de l’école de police
Dans la bâtisse de néons, de verre de machines à café
Des profs, un commissaire, un avocat
Loi communale, loi provinciale, organisation judiciaire
Et puis des étudiants Des rires
On prend une bière au club de nuit
Mais à cinq heures
Après les examens d’embauche
Les courses de 2 kilomètres, les sauts en hauteur,
La force, l’équilibre
La dissertation et l’oral de néerlandais niveau III
Derrière les vitres de l’école de police
Une jeune fille sportive…
Etudiante et prof ensemble
Une auxiliaire de police à l’école provinciale
En plein décembre…
Ne sentez donc vous pas combien son cœur scintille
Son cœur d’amoureuse au seuil de toute une autre vie
***
(Bruxelles, Quartier Nord, chaussée d’Anvers, décembre 1983 / décembre 2011)
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Le vendredi 16 décembre 2011 à 16:55 :: Mon coeur scintille
Un haïku modeste mais fortement symbolique pour souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année.
Allo le monde
Les lumières d’hanouccah brillent
Certes mon cœur scintille
Où lire AngelJanvier
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Le vendredi 16 décembre 2011 à 16:48 :: Mon coeur scintille
Je suis une brindille et mon cœur scintille dans cet âtre à côté des bûches et autres tisons,
Mais à Noël nous nous éteindrons laissant passer l’homme en rouge aux milles cadeaux.
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jeudi 15 décembre 2011
Le jeudi 15 décembre 2011 à 18:59 :: Mon coeur scintille
Une plaque de glace
Une belle glissade
Un vol plané
Mon cœur vacille
Pas un bobo
Ma joie éclate
Mon cœur scintille
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Le jeudi 15 décembre 2011 à 18:52 :: Mon coeur scintille
Tout est normal ? Mon cœur scintille ?
Ah Bon ?
C’est normal ? Vraiment Docteur ?
Vous voyez ça sur l’écran ?
C’est formidable la technologie médicale…je ne savais pas que mon cœur scintillait.
A moins que ce soit votre écran qui le fasse scintiller, parce que moi, je ne me sens pas spécialement de raisons de scintiller.
Mais c’est intéressant. Je pourrai faire mon petit effet en rentrant chez moi, je dirai : « Tout est normal, mon cœur scintille. » Comme ça, sans le dire plus haut ni plus bas. La tête de Léa ! Je ne sais pas si elle se rend compte de la chance qu’elle a d’avoir un compagnon comme moi. C’est vrai que dans le miroir de ce vestiaire, je n’ai rien de vraiment brillant. « Scintillant » serait encore moins le mot qui viendrait à l’esprit.
Moi j’aurais plutôt eu tendance à dire: « Tout est normal, mon cœur est terne. » Donc, ne pas se fier aux apparences de la normalité. Je suis un homme un peu terne en apparence, dont le cœur scintille.
Pour qui scintille mon cœur ? Répond-il aux étoiles ?
Répond il aux gouttes de pluie alignées sur le fil à linge devant la cuisine ?
Répond il aux larmes du rire, du chagrin de mes enfants ?
Est-ce qu’il scintille pour le soleil sur la rivière ? Pour la rosée ? Pour le désir ?
Il faut que je me renseigne sur cette activité discrète que le Professeur Lacaze vient de me révéler. Un cœur qui scintille n’a donc rien d’exceptionnel puisque c’est « normal ». Tout le monde en a un comme moi. Est-ce que les autres sont au courant ? Ils sont aussi ternes que moi, à les voir veiller leurs habitudes dans ce métro sans surprise. Partout au dessus, ça scintille dans les rues de Noël, c’est tout en toc, ça n’a pas de cœur. Nous, on est vivants et on ne le sait pas !
Même Léa, qui n’a rien compris et haussé les épaules.
Je n’ose pas le lui répéter.
Faut quand même que je lui explique.
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Le jeudi 15 décembre 2011 à 11:32 :: Mon coeur scintille
Dans la maison fermée lorsque descend le soir
Je ferme les rideaux . Le vent qui éparpille
Les feuilles et les passants perdus dans le brouillard
Tente de pénétrer et moi je m’esbaudille
L’âtre a des reflets bleus, dansants et babillards
Nous nous parlons tout bas, je lance une brindille
Qu’il avale gaîment d’un petit air paillard
Mon chat Milord s’étend et son oeil vert pétille
Dans le divan profond aux doux coussins épars
J’écoute un vieux refrain qui danse le quadrille
L’horloge marque enfin l’heure de nous revoir
Te voici, mon amour. Entre. Mon coeur scintille
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mercredi 14 décembre 2011
Le mercredi 14 décembre 2011 à 22:56 :: Mon coeur scintille
Il y avait longtemps que je n'avais pas écrit en alexandrins. Alors, pour terminer l'année, voici un poème "épique" ... sinistre certes, mais "épique" ...
La vengeance
Déjà la nuit s’étend sur le champ de bataille
Où des corps tortueux agonisent encor
On entend les pas lourds et les cris de la mort
Pareils à ceux du cerf appelant le harpail.
Mais moi le pauvre gueux qui tremblant de terreur,
Caché dans ma chaumière regardait les arrois
De ces armées de fer dignes d’un empereur
Emporter la récolte aux pieds des palefrois,
Je suis encore en vie ! J’ai vu les oriflammes,
Les yeux hallucinés des seigneurs de la guerre,
Leurs troupes écumantes. J’ai vu s’écrire le drame
Et s’ouvrir en grinçant la porte des enfers.
Je reste seul debout avec quelques chevaux
Liés à des cadavres tenant encor leurs rênes,
Immobiles statues. Et la lune sans gêne
Eclaire de pâleur ce funèbre troupeau.
J’avance pas à pas sachant ce que je cherche
Vieux fantôme animé d’une haine sans nom.
J’ai mis à mon bâton la pointe d’une flèche
Et j’en tâte les corps tombés dans les sillons.
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 22:51 :: Mon coeur scintille
Levant les yeux au dessus de l'horizon, je découvrais comment les étoiles scintillaient, perles de velours noir d'un ciel aux limites infinies.
Baissant les yeux sur ma vie, je fus surprise par le scintillement de gouttes légèrement salées glissant le long de mes joues.
Mon cœur scintille de 1000 feux.
Feux d'illusion, d'amour, de désespoir.
Tantôt brûlant, brasier me consumant.
Tantôt d'un froid polaire me laissant totalement désemparée.
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 22:48 :: Mon coeur scintille
APRES L’ORAGE
Le ton est monté
La porte a claqué
Les larmes ont coulé…
Ebauches de sourires
Mon cœur scintille.
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 18:06 :: Mon coeur scintille
Tartuffiction
La passion qui nous lie à la chose des Cieux
Ne vide pas nos cœurs et n’obstrue pas nos yeux ;
Et c’est facilement qu’au vu de certains charmes,
Nous pouvons être émus jusques au bord des larmes.
Chez d’autres nous voyons des beautés compassées,
Mais en vous très chère, le Ciel s’est dépassé ;
Car dans vos yeux si doux brille la pure flamme
Qu’on ne peut entrevoir parmi toutes les femmes,
Et c’est vous voyant telle, à mes yeux étonnés,
Que j’ai dû saluer l’auteur des destinées.
A mon cœur scintillant que trop de feux agitent
J’ai bien dû convenir d’une aimable faillite -
Que d’abord j’imputai au malin déguisé
De vos traits si charmants, et si bien disposés ;
Je dus pousser mon cœur à battre sa retraite,
Craignant qu’à vos beaux yeux mon âme fût défaite,
Et qu’aux feux des enfers elle ne fut jetée.
Mais un divin présage, calmant mon anxiété,
Me fit savoir combien une passion honnête
Ne peut troubler les Cieux, dont les humeurs secrètes
M’ont laissé percevoir qu’à vous offrir mon cœur
Il n’était d’interdit : ferez-vous mon bonheur ?...
Attendant votre accord auquel je n’ose croire,
J’arrête de manger et j’arrête de boire ;
Sous votre décision je retourne à la vie,
Ou certes je mourrai – c’est selon votre envie.
Où lire JCP
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 17:47 :: Mon coeur scintille
Je ne ressens plus rien.
Ma tête est légère.
Je suis en apesanteur.
Installée confortablement sur le plafond du bloc opératoire, je regarde ce qui se passe en bas.
J'observe les personnes qui s'affairent autour de mon corps:
Le chirurgien en habit et calotte verts, opère minutieusement mon coeur que je vois battre sur la table, à côté de l'anesthésiste.
L'intervention demande une attention et des efforts soutenus.
Une infirmière éponge le sang qui coule abondamment de l'incision, à l'aide d'une pince munie de
pansements.
Une autre éponge le front du chirurgien.
Le silence et le stress règnent.
Moi seule, suis sereine.
Il s'agit pourtant de mon corps, ouvert, là.....et j'assiste, émerveillée, au spectacle qui a lieu sous mon regard .
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 17:33 :: Mon coeur scintille
Et dans mon cœur scintille
La foi de vivre libre, sans entrave
Le tigre de feu
Rugit et chante.
Une chandelle illumine
De vérité l’insondable
Au creux de mon ventre
Le feu est roi.
Et dans mon soleil brille
Le désir d’être en vie, sans excuse
Le phénix, même seul,
Brûle et revit.
Un incendie défonce
Les barrières, la cage.
Au plus près du sol
La cendre volète.
Et dans mon corps de billes
Roule, choque, casse, en fragments
L’oisillon
A bien grandi.
Où lire Florie B
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 13:54 :: Mon coeur scintille
Pour Aloïs
Tu dors, petit-fils,
Tranquille, confiant, aimé,
Et mon cœur scintille
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Le mercredi 14 décembre 2011 à 09:01 :: Mon coeur scintille
J'aime penser à lui dans l'absence
J'ai aimé son indicible présence
J'aurais aimé,
qu'encore,
son cœur scintille.
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mardi 13 décembre 2011
Le mardi 13 décembre 2011 à 22:30 :: Mon coeur scintille
ECHOCARDIOGRAPHIE D’UN RABELAISIEN
On a beau être un joyeux drille
On prend toujours de la bouteille :
L’oiseau du temps siffle son trille
Comme nous le jus de la treille.
Voilà pourquoi Milord L’Arsouille
Qu’un doute médical assaille
Ecoute les carabistouilles
D’un médecin de grande taille.
Il s’est dessapé le poitrail
- Peut-être crève-t-il de trouille ?
Va-t-il renouveler son bail ? –
Tandis que l’autre le barbouille
D’une gelée - pas de groseilles ! -
Puis promène comme une douille
Une caméra qui folèye
A la limite des chatouilles.
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Le mardi 13 décembre 2011 à 19:56 :: Mon coeur scintille
J’ai quatre ans, je m’envole dans la cour de récréation. Le soleil joue avec les feuilles des arbres, les buissons dégagent une odeur forte qui m’enivre un peu. Je cours du toboggan aux balançoires, j’attrape une amie par la main. On tourne un peu ensemble puis on se réfugie dans la cabane. Je ris aux éclats, la vie est légère et mon cœur scintille comme mes vernis rouges.
J’ai quinze ans, je marche dans les combes la journée, je ris avec les autres, je me fonds dans leur masse. Je respire le bon air et j’avance d’un bon pas. Je goûte la liberté d’être une parmi d’autres. Je frôle sa peau parfois. Je souris à ses regards. Je rougis à ses sourires. Et à la nuit tombée, mon cœur scintille comme ces étoiles que je regarde sa main dans la mienne.
J’ai 26 ans, je musarde dans la grande ville, j’ai la vie devant moi et tout ce que je veux de la vie. Tout se construit, tout grandit et moi avec. Je porte un anneau à un doigt. Je porte un petit être en moi. Je suis forte et fière. Je sais où je vais, j’ai la certitude d’avoir fait les bon choix. J’avance bien droite et mon cœur scintille comme ces bougies que je souffle.
J’ai 41 ans, je chemine et je cherche un souffle que l’on m’a pris. J’ai croqué ce qu’on m’a offert, j’ai ouvert les bras aux belles surprises de la vie. J’ai mordu dans les fruits que l’on m’a tendus. J’ai passé mes doigts dans la douceur d’un amour fou. Et puis j’ai fermé les yeux quand on me l’a repris. J’ai aspiré un grand coup mais ce n’est qu’un brin d’air ténu qui m’est parvenu. Alors nuit et jour, mon cœur scintille comme mille petits morceaux coupants éparpillés à mes pieds.
J’ai 83 ans, je continue à vivre par habitude. L’amour, la folie me paraissent bien dérisoires. Je regarde la jeunesse s’abreuver des joies enivrantes qu’offre la vie. Je sirote mon thé, je caresse mon chat, je regarde des photos, le sourire lassé d’avoir pleuré, la tête perdue d’avoir cherché. La solitude est une compagne douce et agréable. Et mon cœur scintille comme ce soleil pâle qui se couche derrière la fenêtre.
Le blog d'En attendant l'Eden
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Le mardi 13 décembre 2011 à 18:23 :: Mon coeur scintille
Une simple étoile
Dans les failles de la nuit
Et mon cœur scintille.
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Le mardi 13 décembre 2011 à 17:58 :: Mon coeur scintille
Est-ce normal ?
Est-ce normal ?
Mon cœur se barricade. Il voudrait ne plus souffrir, ne plus saigner, ne plus pleurer.
Il manque parfois de courage, il voudrait s’abriter, se protéger et pouvoir faire la sourde oreille aux malheurs du monde qui l’entoure.
Est-ce normal ?
Mon cœur se révolte et se bat. Chaque jour, il s’indigne, résiste et grogne.
Contre les injustices et les coups bas, il crie sa colère et se cogne parfois… Souvent…
Tout le temps…
Est-ce normal ?
Mon cœur rit ! Un rien l’amuse, le rend joyeux.
Il chante la vie et profite, sans s’en faire, de tous les moments heureux.
Est-ce normal ?
Mon cœur s’émeut. Tout l’émerveille : Une histoire … Un met délicieux … Un bon film … Le soleil … Un paysage … Une chanson …
Est-ce normal ?
Mon cœur s’étonne. Malgré le temps qui passe, de rien, jamais, il ne se lasse.
Qu’a-t-il appris ? Il se questionne… Il en découvre tous les jours.
Et ça l’épate d’être étonné, et de pouvoir encore rêver.
Est-ce normal ?
Mon cœur est fatigué. Il déteste pleurer et saigner. Avoir, sans cesse, à se protéger et résister et, à tout bout de champ, devoir lutter et s’indigner.
Est-ce normal ?
Mon cœur aime. Il adore rire et s’amuser, s’émouvoir et chanter, s’étonner et rêver.
Tout est normal, finalement !
Mon cœur bat, mon cœur swingue au diapason, sur toute la gamme de mes émotions.
Mon cœur brille, mon cœur scintille de mille feux, il fait chatoyer, au fil du temps, toute la palette de mes sentiments …
Mon cœur est vivant, tout simplement.
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lundi 12 décembre 2011
Le lundi 12 décembre 2011 à 22:55 :: Mon coeur scintille
Boum ! Depuis que t’es là c’est boum
On n’mange plus qu’des loukoum
Tout est si doux, badaboum !
Clac ! Tout autour de nous claque
Même les sommiers claquent
On est comme des têtes à claques
Clic ! On s’amuse on fait clic
La souris d’l’ordi, clic clic
L’appareil photo aussi dit clic
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Le lundi 12 décembre 2011 à 22:37 :: Mon coeur scintille
A cœur
J’ai la tête vide depuis des mois. Plus assez de mots pour faire un texte, ni même un poème. Plus assez de temps, peut être. Plus assez de moi, aussi.
Plus assez…
Pourtant le monde m’inspire. M’exhale à la figure une haleine fétide quasi quotidienne de bêtises sans logique et sans nom. M’expire des envies de pleurer, à se moucher sans fin dans une ramette de papier.
Et plus si affinités.
Comme si ce moi écrivant qui me berçait, m’aidait, me portait, m’a eu sauvé, s’était effacé au profit d’une autre, organisée, cloisonnée, systématique, fatiguée. Comme vidée, en somme, à la seule idée de devoir saisir un stylo, ses doigts, son clavier, ses idées.
Ses idées...
Pourtant, l’espoir d’un renouveau, chaque jour, me porte. Toujours pas loin, cahier et crayon, si s’ouvre la porte. La plume prête à tremper dans l’encre rouge et or de mon cœur.
Scintille.
Où lire Cacoune
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Le lundi 12 décembre 2011 à 21:35 :: Mon coeur scintille
L'ILE BLANCHE
Elle guette l'alizé
Qui emporte l'instant
Immobile
Elle retient le silence
Dans le creux de ses mains
Elle regarde l'oubli
Déchirer l'horizon
Et contemple l'exil
Ombre d'une éclipse
La silhouette des mots
S'efface dans la brume
D'une langue inconnue
Et de toute la force
De sa mélancolie
Elle explore les mystères
D'une terre étrangère
Cherche dans ses secrets
Si son cœur scintille
Si sa musique est douce
Et sa nuit parfumée
Comme dans son île blanche
L' île qu'elle a quittée
Un matin de tourmente.
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Le lundi 12 décembre 2011 à 19:01 :: Mon coeur scintille
Au creux de la nuit
Pas à pas cheminant
Rêve d’ailleurs
Au creux du jour
Au cœur des réalités
Recherche d’un chemin
Au creux de l’espoir
Au tourbillon de la vie
Quelques lumières
Au creux de l’avenir
La force des convictions
Son cœur scintille
Noël à sa porte !
Où lire ABC
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Le lundi 12 décembre 2011 à 13:44 :: Mon coeur scintille
Le "grand voyage" - comme disait mon père - avait été éprouvant tant nous étions serrés mes frères, mes cousins et tous ces inconnus dans ce wagon inconfortable.
C'est à croire qu'on s'était tous donnés le mot pour monter à la ville cette nuit-là et les employés du chemin de fer avaient eu bien du mal à nous aligner sur le quai
Je ne saurais dire combien d'heures s'écoulèrent avant qu'ILS ne viennent me chercher.
Je n'avais pas de raisons d'avoir peur, notre aïeul qui en était revenu - on ne sait pourquoi ni de quelle manière - nous avait rassurés sur notre sort.
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Le lundi 12 décembre 2011 à 11:31 :: Mon coeur scintille
À cause de l’heure matinale et de la mélancolie heureuse qui montait des pâturages enfumés,
Je savais qu’il me restait du temps avant de marcher sous un soleil de plomb.
Lucioles, odeurs de feuilles, petit coup de fraicheur. Ici c’était le paradis. Le voyage montait comme une spirale. Mon cœur battait plus au large..Il y avait plus de choses dont le sens s’éclairait pendant la marche.
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Le lundi 12 décembre 2011 à 10:08 :: Mon coeur scintille
Noël, une étoile
du ciel ton sourire Maman
et mon cœur scintille
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Le lundi 12 décembre 2011 à 09:54 :: Mon coeur scintille
C’est presque avec rage qu’elle a éteint,
Cet écran propre à abrutir les plus crétins.
Elle ne veut plus qu’on vomisse sur son lit,
Toutes les turpitudes du monde qui agit.
Elle ne veut pas entendre de choses insignifiantes,
De Kaboul, de Damas, ni du Carlton en France.
Ne lui parlez plus de notation, de crise ou d’élection,
Non plus d’I-phone, I-pad ou de crème résurrection.
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Le lundi 12 décembre 2011 à 08:41 :: Mon coeur scintille
Tout est normal mon cœur scintille
Enfin jusqu’à présent
Et pas seulement lui en somme
C’est tout mon être qui brille
A vos yeux lointains éblouis d’hommes
Bien sûr je partage
Cet avantage
Avec des millions de copines
Soi-disant sans les vexer
J’en attire davantage qu’elle dans mes rets
Pourquoi me direz-vous
Question de nature en quelque sorte
Ce sont des choses qui ne s’expliquent pas
Mais qui nous portent
Au-delà de tout
Je suis l’inaccessible qu’on désire infiniment
Qui se drape dans des voiles
D’ange au sommet des sapins
Je vous guide tout au long de vos chemins
Je suis et je demeure…étoile !
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Le lundi 12 décembre 2011 à 07:00 :: Mon coeur scintille
Noël ! noël ! nous les enfants on te salue,
sous le sapin orné on dépose nos bottes
en espérant que le Barbu a dans sa hotte
tous les joujoux et les cadeaux qu’on a voulu ;
Noël ! noël ! oh non ! je n’ai pas la berlue,
pâtes de fruits, bonbons fourrés et papillotes
sont fabriqués par les Lutins… et la marmotte
ell’ met le chocolat dans le papier alu !
Noël ! noël ! bonjour à toi petit Jésus,
ta crèche a une étoile allumée au-dessus,
je te promets que très souvent je suis gentille ;
Noël ! noël ! sur terre tous les enfants sont rois
c’est l’hiver et pourtant je n’ai même pas froid,
mes yeux sont plein de ciel alors mon cœur scintille.
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