Impromptus Littéraires Les Impromptus Littéraires

Les Impromptus Littéraires
Coitus impromptus V.4.0

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dimanche 16 octobre 2011

Agaagla - Une semaine de...

une semaine avec toi

Être heureuse avec toi
du lever au coucher
du bol fumant à la tasse du soir
ta place auprès de moi
désormais familière
se trouver bien ensemble
Un dimanche au soleil

Être belle avec toi
t'amener aux amis
à ceux que j'aime tant
ceux qui m'aident à vivre
te voir rire avec eux
te savoir adopté
Un samedi de fête

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Brodie - Une semaine de...

C'est le docteur qui l'a dit...

lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche.

mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche.

mercredi jeudi vendredi samedi dimanche.

jeudi vendredi samedi dimanche.

vendredi samedi dimanche.

dimanche.

32 Octobre - Une semaine de...

En 7 « j’aime, j’aime pas », ma semaine 42 du mois d’octobre 2011, racontée à la manière suggérée par Miss Alfie.

1/ Cette semaine, j’ai aimé plus que tout :
Ce lundi, me blottir dans tes bras… et oublier ces jours d’absence trop longs.
Le soleil est revenu, tous les nuages se sont envolés. La vie est redevenue belle, comme les étoiles qui brillent dans tes yeux.

2/ Cette semaine, j’ai beaucoup aimé :
Retourner lire aux enfants de la maternelle. Certains ont beaucoup grandi depuis juin dernier. De nouveaux petits diables sont arrivés. J’ai ri quand quatre chipies sont venues me dire : « on reste entre filles. On veut pas les garçons ». Il m’a fallu négocier pour qu’un petit Raphaël puisse venir. Quand même… du haut de leur à peine quatre ans ! Il s’est fait tout petit au bout du banc mais l’histoire du loup avançant, il a mis son grain de sel, s’est rapproché et elles ont ri avec lui, ayant oublié qu’elles ne voulaient pas de sa présence.

3/ Cette semaine, j’ai aimé :
Animer un atelier d’écriture autour des peintures de Judith. Jouer avec les mots et sa femme- chat, jouer avec son prénom et choisir mon tableau préféré et le lui dire. Les autres écrivants ont fait de même. Je lui ferai un livret pour qu’elle sache que ses tableaux nous interpellent.
Aller écrire à la Tour d’Aigues avec Frédéric Forte et me frotter à de nouvelles contraintes de l’OuLiPo avec un groupe très varié et aux mots si différents.

4/ Cette semaine, j’aurais aimé :
Avoir le temps de poncer les volets, de les peindre, de ramasser les feuilles mortes
Savoir illustrer mes textes écrits

5/ Cette semaine, je n’ai pas aimé :
toute la semaine, qu’il ne pleuve pas même quelques gouttes, malgré un espoir donné par la météo. Mes réserves d‘eau baissent, les plantes et arbustes baissent du nez et moi j’arrose, j’arrose…

6/ Cette semaine, je n’ai pas aimé du tout, du tout :
Ne pas avoir eu le temps de lire plus de 32 pages… cela me manque et ma Pile A Lire ne diminue pas

7/ Cette semaine, cela m’est passé au-dessus de la tête :
Les primaires socialistes, le Carlton de Lille, l’arrivée de l’I Phone 4S et les problèmes des Blackberry
Mais pas l’annonce, sauf dernière minute, de la libération du soldat Gilad Shalit.

vendredi 14 octobre 2011

Epops - Une semaine de...

Brève de canton à la p’tite semaine qui achève.

- L’un digresse : « Ce n’est plus possible… quelle déception dès le début de la semaine !

- Y’en a marre ! Disserte l’autre avec peine.

- Le maire crédite une journée de congés pour nous, d’habitude.

- Jeu dictatorial, pause supprimée ! Elle me pèse sur l’estomac, son attitude…

- Vendre, dilapider, diriger, dépenser tout sur notre dos et nous… ? Qui pense à nous ?

- Ça me dirait bien de poser les outils, là dans l’herbe, tout de suite. Soyons fous.

- Laisse les dix manches des pelles et des râteaux et courons jusqu’à la grève ! »

Tisseuse - Une semaine de...

Lunatique, oserais-je regarder par la
Lucarne de mes instincts
Ludiques pour une mise en lumière
Lucide de ce qui m’agite
Lundi

Magnétique, pourrais-je tenter ce coup
Magnifique de comprendre l’énergie
Masculine puissante autant que vulnérable
Machinerie qui parfois peut nous anéantir
Mardi

Mercantile, saurais-je marchander
Mère et père leurs moindres faveurs
Mercenaire à la solde des moindres
Merveilles vantées par le marché
Mercredi

Jeune encore, voudrais-je braver
Je ne sais quoi encore et toujours
Jeter mon va tout en un seul coup de dés
Jetons ramassés sur la table
Jeudi

Vendangeuse, récolterais-je
Vents tempétueux ou zéphyrs les plus doux
Venus caressés mes espaces fous
Ventre des désirs sacrés
Vendredi

Sauvagine, continuerais-je à courir la colline
Sautillant inlassablement
Sans que rien ne m’arrête
Sagacité de l’instant
Samedi

Dilettante, écouterais-je mon cœur
Disant ne fais rien
Distancie-toi de toute contrainte
Directive t’empêchant de vivre
Dimanche

Marotte - Une semaine de...

Lundi, J’ai pensé : Oh, la,la ! Je ne vais m’en tirer. En lisant le texte de Végas, j’ai couru me cacher la tête dans le sable.

Mardi, J’ai eu un semblant d’idée, mais je l’ai trouvée idiote, l’inspiration en berne j’ai juré de ne plus écrire.

Mercredi, Je fus perplexe, ayant compris qu’il fallait un texte de 777 mots, comme je n’avais pas envie de compter, j’ai laissé tomber. Et puis lire le texte de Tiniak m’a envoyée dans les cordes, bing ! KO ! Avec celui de l’Arpenteur, j’ai grillé un fusible !

Jeudi, J’avais la même idée, à retardement, que celle de Silence. Zut, alors !

Vendredi, Je relis vos texte et je pense : « Serais-je celle qui va rester au tapis ? » D’un seul coup je me sens le courage de Bonaparte au pont d’Arcole !

Samedi, Alors là, couic ! Ne retrouvant pas ma boule de cristal (je perds souvent la boule d’ailleurs), je ne sais pas du tout ce que je vais faire demain. De la pâtisserie, une tarte aux poires-chocolat. Je relirai tous vos textes en me disant que vous êtes formidables.

Dimanche, J’irai au cinéma et je mangerai ma tarte en pensant à vous tous ! Na na, na, nanaire, re !

jeudi 13 octobre 2011

Sable du temps - Une semaine de...

Rome, jeudi soir, quatre Octobre :
- La lune est levée. Rentrez chez vous bonnes gens … la nuit sera fraîche. Dormez tranquilles et faites de beaux rêves ! À demain.

vendredi cinq .. samedi six ... dimanche sept … lundi huit … mardi neuf  : nuit noire, néant
mercredi dix … jeudi onze … vendredi douze : dormir profondément
samedi treize … dimanche quatorze : rêver du temps qui passe, vite, si vite

Le lendemain, vendredi, au matin :

- Oyez oyez, bonnes gens ! Réveillez-vous, nous sommes le quinze octobre. Avez-vous bien dormi ? La journée s'annonce belle, hâtez-vous de vous lever !

- Quoi ? Comment ? Quinze octobre !!! oh facétieux Maître du Temps. Sa tocante se serait-elle affolée ? Ne se moquerait-il pas un peu de nous ? Se jouer des secondes, avaler les heures, oublier les jours. Drôle de semaine qui compte pour du beurre, en somme.… aurait-il perdu la tête et le sens de la mesure ?

- Nenni. Julien hier, grégorien ce jourd'hui ! quel étrange chamboulement, cher Grégoire !
Mais dites-nous, vous le treizième du nom, vous n'avez pas trafiqué l'année, tout de même ? Nous sommes bien toujours en l'an de grâce mil cinq cent quatre vingt deux ? Ah bon ! nous voilà rassurés et puis, au moins, aurons-nous vieilli … sans prendre une seule ride.

Une bien belle histoire, en somme, une bien belle histoire .

Où lire Sable du temps

Silence - Une semaine de...

Toute la semaine passée, Saint-Pierre a été à l’écoute des médias. Il a constaté les dégâts dû à la fureur des hommes. Après mûre réflexion, Il invite le Patronat, à jeter un œil sur la fiche de route de cette semaine qui s’annonce assez chargée.

Lundi : recevoir les âmes «simples» et« bonnes» qui seront aux portes du paradis. Les enregistrer en espérant qu’il n’y aura pas de fausse identité.

Mardi : après vérification des identités, trier tout ce beau monde, afin de savoir lesquelles méritent vraiment le paradis et ça, ce n’est pas gagné.

Mercredi : envoyer l’ange Gabriel chez Satan pour vérifier s’il peut recevoir le monde qui ne correspond pas aux normes.

Jeudi : acheter les Kleenex pour les âmes qui ne seront pas admis au paradis.

Samedi : envoyer Dany à la recherche de Gaby, lequel qui comme d’habitude s’amusera comme un Diable en enfer.

Dimanche : aller voir quelle nouvelle contrainte nous attend sur les Impromptus afin d’oublier toutes les horreurs de Gaïa.

Mapie - Une semaine de...

7h32 dans l’ascenseur….

Lundi :
- Bonjour, comment ça va ?
- Comme un lundi… j’suis fatiguée… Tu sais c’que sais… rien de bien nouveau, rien de trop gai
- Oui, j’vois ce que tu veux dire…

Mardi :
- Bonjour, comment ça va ?
- Comme un lundi….
- Ah oui mais là, on est mardi !
- … mmmh…. lundi, mardi … C’est du pareil au même, non ?
- ben…

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Purdey - Une semaine de ...

Semaine à contre-courant

dimanche
temps

samedi
le

vendredi
remonter

jeudi
parfois

mercredi
pouvoir

mardi
de

lundi
rêver

Marybe - Une semaine de...

Une semaine de remise en forme

Jour 1 - Vive les vacances !

Un rayon de soleil filtre au travers du store annonçant une superbe journée. Alors que je tire prestement sur le cordon pour saluer ce nouveau jour, je me sens comme habitée par une étrange idée. Mais, ce n'est pas le moment de t'y attarder, me dis-je. C'est l'heure du café et de rôties dorée. Quand l'estomac crie, la tête ne peut pas bien fonctionner, tout le monde sait ça. Rassasiée, informée (lecture des grands titres obligée), passage à la salle de bain exécuté, tenue confortable enfilée, les vacances peuvent commencer. Relaxe, ma fille, me dis-je, tu l'as bien mérité. Mais, je dois me rendre à l'évidence : cette fichue idée ne veut pas me lâcher. Après une journée remplie d'une bienheureuse paresse, à l'heure du coucher, elle me tient toujours compagnie. J'ai l'impression qu'elle s'est incrustée sous mon front aussi profondément que l'autre jour une méchante écharde l'avait fait dans mon pied.

Jour 2

J'ouvre un œil et subitement devant moi se présente une étonnante image. Mon vieux cabanon à l'allure déglinguée s'est métamorphosé. Sa peinture écalée n'est plus, disparue, envolée. Remplacée par une jolie tenue d'un blanc immaculé. Les petits volets sont tout pimpants en vert forêt. Serait-ce qu'un magicien soit venu durant la nuit ? Nenni, ce n'est que cette fichue et persistante idée qui s'est visualisée. Je sens que je devrai passer à l'action, si je veux qu'elle cesse de me tourmenter. Donc, demain après le petit déjeuner et un minimum de 2 cafés, je pars m'approvisionner.

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mercredi 12 octobre 2011

Blj73 - Une semaine de...

MOROSITE

Lundi ? : 'je.. euh..."

Mardi ? : "hum, je ….euh… "

Mercredi ? : "ben ...je…. euh …."

Jeudi ? : "je ….euh…."

Vendredi ? : "….."

Samedi ? : "…euh..."

Dimanche ?  : " …marre!."

L'Arpenteur d'étoiles - Une semaine de ...

Le dernier compte

M 84040
Avec l’explosion de l’étoile géante naquit un deuxième soleil. Alors il n’y eut plus ni jour ni nuit. Seulement des matins et des soirs interminables. Cela entraîna des cataclysmes épouvantables et des bouleversements majeurs dans la vie des habitants. Puis la volonté farouche du pan gouvernement et les discours des grands théoriciens de l’époque ont peu à peu rétabli la paix à défaut du bonheur, mot d’ailleurs supprimé du vocabulaire autorisé. Aujourd’hui, BazX entame la dernière série de matins de sa vie. Aujourd’hui, il ne fera rien.

M 84041
Préparer son procès de M84043, Il n’en voit pas la nécessité. Les grands théoriciens, devenus désormais les grands prêtres n’ont pas de secret pour lui. Encore jeune, il fut leur disciple. Mais il se mit à réfléchir, bravant ainsi les interdictions dictées par Le Livre. Il voulait retrouver certaines lois primitives de la vieille terre. En particulier celle de la mort naturelle. Aujourd’hui on sait prolonger la vie jusqu’à plus de trois cents ans. Non pas pour le bien des hommes, mais pour celui de la société imaginée par les oligarques. Ils règnent sur des robots humains pense BazX. Il a plus de deux cents vingt ans et ne veut plus leur servir.

M 84042
Il se souvient du temps où il se nommait Basile et de la jolie Lucie. L’herbe était douce et ils s’aimaient à perdre haleine. Lucie a du partir. Il ne lui fallait pas de compagne pour qu’il puisse se vouer tout entier au sacerdoce. Son destin était écrit. On ne pouvait aller contre la loi. Au début, il supprimaient les réfractaires. Désormais on a appris à faire voyager les âmes nommées « entités personnelles ». Alors on les envoie n’importe où et n’importe quand. L’esprit fantôme a la charge de trouver un corps disponible dans un laps de temps raisonnable, sinon il meurt définitivement. Lui, il risque la destruction, tant sa faute est grande.

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Tiniak - Une semaine de...

SEPTIMES

Rousse naît l'une
quand l'autre, brune
offre à la lune ses serments

La loi de Mars
au vent éparse
couve une farce de géant

Fine soudure
or et mercure
jamais ne dure si longtemps

Qu'un Jupiter
atrabilaire
à son affaire martelant

Cet angélus
mulieribus
au sein de Vénus résonnant

D'heures nocturnes
versées dans l'urne
d'un vieux Saturne évanescent

Et voici comment, le dimanche
la messe dite, se ramènent
au résumé de la semaine
en songes mes ennuis d'enfant

Où passer en revue sa semaine

Annick SB - Une semaine de ...

Sept jours, ni plus, ni moins ...

Dans notre pays il y a des divisions, des partages, des valeurs...
Dans notre pays on vit et on meurt.
Des divisions qui ne sont ni compliquées ni faciles.
Des partages qui ne sont ni évidents ni justes.
Et des valeurs qui sont imposées.
Tout est imposé par nos dirigeants.
Le temps n'échappe pas à la règle.
Dans notre pays la liberté de temps n'existe pas.
Elle est réduite à néant ou à l'infini comme vous préférez.
Même le rêve est guidé par des substances mi-hallucinogènes mi-narcotiques.
Dans notre pays il y a deux manières de se positionner dans le temps ; celle des avec et celles des sans.
Dans notre pays la répétition fait rage ; tout est divisé, partagé, dévalorisé.
Dans notre pays on range ...
On range la vie et la mort.

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Joe Krapov - Une semaine de...

UNE VEILLEE CHEZ LES IRRADIES

Le premier samouraï s’avança et dit :
« Pour toi, blanche princesse,
Aux Enfers, sans lanterne,
Je suis prêt à descendre
Et à réduire en cendres
La grosse hydre de Lerne
Dont les sept laides têtes
Repoussent sans cesse. »

Il était petit et nerveux,
Armé d’un Kärcher vigoureux.
La princesse étouffa un rire comme Hercule au berceau le serpent.

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Le second samouraï s’avança et dit :
« Pour toi, blanche princesse,
Je bâtirai tout un royaume
De science chryséléphantine,
Des pyramides de volumes de doctrine,
La statue du plus grand des hommes,
Un artémision pour tes fesses
Et un tombeau de verre et d’or
Afin qu’au mieux se passe
Ton exil en Halicarnasse
Dans un état de presque mort. »

Cela jeta un froid. La princesse s’enrhuma.

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mardi 11 octobre 2011

Venise - Une semaine de...

J’aime attendre

Je trouve qu’attendre c’est beau, c’est beau comme un lundi qui n’a rien de bien sur à dessiner sur les lèvres de l’horizon.
Le lundi à attendre sur un pont, pour prendre le large à n’importe quel âge Une valise à la main.
Il m’importe de partir demain ou aujourd’hui quand se pointe un vieux paquebot.
Et que mon chagrin démonte la mer et que s’agitent au loin des milliers de mouchoirs mouillés.
Lundi je prendrai la mer, à l’heure où les marins pleurent je prendrai le large à l’âge du bel âge !!
Mais, comme un martien qui découvre la terre, je trouverai bizarre de cesser d’attendre.

Alors mardi c’est juré j’irai voir ce bleu qui baigne et fait le ciel et la mer.
Et j’irai jeter des cailloux solitaires dans l’univers entre le rien du lundi et le petit matin du mardi.
Mardi d’un revers de manche j’éteindrai la lumière et freinerai la progression des protozoaires dans les marres et les étangs.
Mardi j’embrasserai un fumeur de cigares qui travaille dans un ministère pour l’empêcher de peupler ces rêves de moutons gris et de panthères.
Mardi je lève à mon prince charmant les menottes j’ouvre les prisons et j’efface les codes barre
Enfin mardi je soupire d’aise, car si demain l’océan se retire je ferai ma dernière traversée à ton bras J’ai compté mardi soir nous sommes bien sept milliards à ne pas voyager en classe affaire.

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Anne Bonaventure - Une semaine de...

Quoi 777 mots au maximum, moi qui n’écris que de courts textes ça ne va pas « le faire » comme disent ceux qui sont bien plus jeunes que moi.
Le lundi je me suis mise à réfléchir : « en sept parties oui une semaine j’ai le temps…. »
Le mardi j’avais déjà oublié le thème….
Le mercredi j’ouvre l’ordi…. (Faut pas me croire, je l’allume dès que j’ouvre les yeux et tous les jours sur mon téléphone androïde et j’ai mis le temps pour le comprendre cet animal)….
Le jeudi je me dis encore un thème qui ne me plait pas….. Faut pas me croire non plus….
Le vendredi je tourne dans la maison….pas petite là c’est vrai. Bibliothèque après bibliothèque je cherche mais quoi….
Le samedi je trouve :
Et le dimanche : je lis : « Alors Pierre s’approcha de Jésus et lui demanda : « Seigneur, combien de fois devrai-je pardonner à mon frère s’il ne cesse pas de pécher contre moi ? Jusqu’à sept fois ? »
« Non, lui répondit Jésus, je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ».
Ça ne fait pas le compte j’avais bien lu 777 fois….Ah non pour les mots le calcul est différent.
Bref toute une semaine pour réviser mes classiques.

Où lire Anne Bonaventure

Lira - Une semaine de...

Une semaine pour un arpège...

Lundi coquine
Do dodeline
Toute câline

Mardi c'est bon
Ré révolution
Sous son jupon

Mercredi chouette
Mi midinette
En perd la tête

Jeudi java
Fa falbala
Et tralala

Vendredi ciel
Sol solennelle
La fête est belle

Samedi c'est rude
La lassitude
Incertitude

Dimanche mutine
Si sibylline
Drague la voisine

Lundi coquine...

lundi 10 octobre 2011

Lune - Une semaine de...

Mardi
En partant, ce matin, j'ai croisé Alphonsine, la voisine. Et crois-le ou non, pour une fois, ça ne m'a même pas ennuyée qu'elle me décrive en détail le nouvel amoureux de la fille du concierge, ni qu'elle me raconte le dernier épisode de « Amour, Gloire et Beauté». Je suis arrivée en retard a l'école, mais je m'en fiche un peu, parce que dans une semaine, je n'y vais plus du tout, au collège Saint-Antoine. Ça existe, les commères, au Canada?

Mercredi
Aujourd'hui, il faisait soleil, le temps était doux, la voisine n'a même pas encore rentré ses plantes vertes, et pourtant, avec maman, nous avons couru les magasins à la recherche des bonnets les plus chauds, des vestes les plus épaisses, des écharpes les plus douces. En rentrant, papa m'a montré la météo sur internet. A Calgary, il neige! Si ça se trouve, je vais mourir d'hypothermie, ou me transformer en glaçon...

Jeudi
En cours d'anglais, je travaille comme si ma vie en dépendait. Ma vie en dépend un peu, d'ailleurs... En math, j'ai laissé tomber. Il paraît que dans ma nouvelle école, il n'ont pas du tout le même programme qu'ici. En cours de français, je me laisser bercer par cette langue que je n'entendrai plus guère. Elle n'était, jusqu'alors, qu'un moyen de communication, mais elle est devenue l'une des seules choses auxquelles je pourrai me raccrocher, de l'autre côté de l'Atlantique. Je veux la conserver comme une pierre précieuse. Et si, dans vingt ou trente ans, j'avais totalement oublié le français? De toute façon, je continuerai à écrire mon journal, et certainement pas en anglais. Et j'écrirai aussi à Ambre, Caroline, Tata Jeanne...

Vendredi
J'essaie d'imprimer dans mon cerveau tous les détails de mon école. L'odeur de la cantine, les murs repeints de blanc il y a un mois à peine, l'atmosphère de la bibliothèque et celle de la cour de récré. Les élèves que je ne connais pas mais que je croise tous les jours, ceux que je connais, mais pas tant que ça, et ceux que j'aime tellement que je voudrais les emporter dans ma valise. Les profs qui nous endorment, ceux qui nous crient dessus, ceux qui se prennent pour nos meilleures potes, ceux qui font des blagues au kilomètre... La gentille secrétaire, la dame de la cantine dont le visage s'illumine quand un élève lui dit bonjour, le concierge bourru... Comment ce sera, au Canada? Mieux, pire, ou juste différent?

Samedi
Aujourd'hui, j'ai dit au revoir à mes copines. On s'est échangé nos adresses, même si je connais déjà les leurs par cœur, on a discuté longtemps dans le parc, à l'ombre de notre arbre préféré, puis, lorsqu'on a eu trop froid, on a été manger des crêpes chez Léo et Léa, la meilleure crêperie du monde, à notre avis. Mes copines ont pris des crêpes au sirop d'érable. Moi pas. J'aurai bien le temps d'en manger, au Canada... A la fin, on s'est serrées dans les bras, aussi théâtralement qu'au cinéma, sauf que là, c'était triste pour de vrai. A la maison, j'avais une boule au fond de la gorge, parce que ce sont mes copines qui vont me manquer par-dessus tout. Je me suis couchée dans ma chambre vide, et même les musiques de Simple Plan, la seule chose qui me rend un peu moins triste de partir au Canada, n'ont pas réussi à me consoler.

Dimanche
Depuis huit heures du matin, papa et maman courent partout, règlent les derniers détails, alors qu'en vérité, ils sont réglés depuis des mois, vérifient mille fois les papiers d'identité, les billets d'avion, l'itinéraire qui conduit à notre nouvelle maison alors qu'ils pourraient le dessiner à l'envers les yeux fermés, s'engueulent et se réconcilient toutes les dix minutes. Ils ne sont pas les seuls à s'inquiéter: c'est la troisième fois que quelqu'un nous téléphone pour nous faire promettre d'appeler dès qu'on arrive. Tout ça me rend folle, alors je me suis enfermée dans les toilettes pour écrire, avec Janis Joplin qui s'égosille dans les écouteurs de mon ipod.

Lundi
Ici, à Calgary, tout est blanc de neige. En France, c'est aussi l'hiver, mais moins, j'ai l'impression. Ce n'est pas encore un vrai hiver, en tout cas.
Dans ma classe, je ne suis pas la seule nouvelle. Il y a un beau Québécois, arrivé il y a trois jours. Aussi paumé et aussi francophone que moi. Avec le plus bel accent du monde et des yeux incroyables; la couleur du Saint-Laurent sous la brume, a-t-il dit. Je vais me coucher tôt ce soir, à cause du décalage horaire (ici on dit Jet Lag), mais je crois que je ferai de beaux rêves...

EVP - Une semaine de ...

C’est un lundi
Un lundi tout petit
Un lundi colibri
Qui volette léger et gracieux
Dans une libre impression de bleu.

C’est un mardi
Un mardi tout aplati
Un mardi wapiti
Il avance ses bois de douce suédine
Dans son immuable routine.

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ABC - Une semaine de...

Une semaine de halte garderie :

Lundi ils traînent les pieds, grincheux

Mardi ils se méfient un peu, timides

Mercredi ils sont déjà fatigués, dormeurs

Jeudi ils jouent la comédie, simplets.

Vendredi ils sont plein d’assurance, profs.

Samedi ils éternuent : Atchoum,

Dimanche, en famille les voilà, joyeux !!!

Où lire ABC

Vince - Une semaine de...

Une semaine de plus

Le lundi matin est la pire des épreuves...
Les pas qui m'entraînent vers les toilettes ne sont pas lourds, ils me retirent de l’espérance de vie. Les suivants vers le parking me bouffent quelques années encore.
Pire que du tabac russe. J'ai pris vingt ans en cent mètres. J'aurai pas dû me garer si loin. Seulement, vendredi, j'étais pas plus en veine, je suis garé à Dache.
Week-end de merde, évidemment. Pas un rayon de soleil, pas une belette. A part Clara Morgane mais ça compte pas vraiment. Le retour au boulot patauge dans la même fange. A force, je me demande pourquoi j'essaye encore...

L'ennui, en séchant le lundi, c'est qu’on ne fait que repousser le problème au mardi, si je sais encore connecter deux neurones.
On s’octroie une journée de pause, on dort le matin pour finir par glander sévère devant une daube à la télé, en se faisant tellement hièche qu’on termine en boîte, déchiré à la vodka russe, à tordre comme une serpillière.
Tandis que là, j'suis nickel ! Comme j’ai bossé hier, j’me retrouve au bureau sans valises sous les yeux, sans l’haleine de chacal des lendemains de beuveries. Le seul blème, c'est le boss. Peux plus saquer cet enfoiré. Manquerait plus qu'il s'intéresse aussi à la nouvelle stagiaire !

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Vegas sur Sarthe - Une semaine de ...

Bon Dieu de semaine

(*)Jour 1
(*)Ca y est! Créé la lumière. Pas une mince affaire mais *JE n'y voyais goutte là-dedans.
Constaté alors que là-dedans il n'y avait rien à part MOI... donc du taff en perspective.
Maintenant *JE vais dormir.
Au fait, penser à créer l'abat-jour

Mardi
Mal dormi. Faisait trop jour, il est grand temps de créer la nuit.
Créé du même coup la nuit blanche et fixé sa date au premier week-end d'Octobre. Un truc qui va (*)parcheminer.
Au fait, penser à créer les jours, les mois, les semaines et le week-end. Disons aujourd'hui JE déclare que c'est Mardi.
Séparé les eaux du ciel et les eaux de la terre... celles que firmament et papa (Créé le jeu de mots à cette occasion)

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Toncrate - Une semaine de...

Une semaine capitale où malgré les apparences 7 fois 7 font bien 49

Le lundi c’est la paresse
qui me tient lieu de maîtresse
à l’heure où le réveil sonne
au lit elle me cramponne
je vogue dans le coaltar
et je me mets en retard
sept fois sept ? cinquante-neuf !

Mardi souvent par orgueil
je frime dans mon fauteuil
après tout, je suis le maître
la classe doit se soumettre
à mes desiderata
sans sourciller d’un iota
sept fois sept ? nonante-neuf !

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